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En effet, après une collaboration fructueuse avec Sega sur la défunte Dreamcast et Metropolis Street Racer, le studio Bizarre Creations a ensuite mis au monde quelques bijoux du sport automobile avec notamment le sensationnel Formula One 97, mais aussi plus récemment, la saga Project Gotham Racing. Pour les retrouvailles avec l’éditeur japonais, Bizarre Creations a décidé de se lancer dans un genre nouveau, celui de l’action. Ainsi, avec The Club, les développeurs nous proposent de pénétrer un cercle très privé de tueurs professionnels, qui s’adonnent à leur passion dans des zones de combats clandestines afin de déterminer qui d’entre eux a la plus grosse. Et c’est tout me direz-vous ? Et bien oui. La première règle de The Club est… Autant être clair tout de suite, The Club n’est pas un jeu d’action classique de type Lost Planet ou Gears of War. Certes, le soft se joue en vue troisième personne mais c’est bien là le seul point commun que l’on peut trouver entre le soft de Sega et les jeux d’action dits traditionnels. The Club s’apparente davantage à un jeu d’arcade, dans lequel le but est de faire un maximum de points. Un peu à la manière de Project Gotham Racing, le soft repose essentiellement sur un système de combos, en fonction des ennemis éliminés, qui se base sur le style pour le nombre de points octroyés, et sur la vitesse d’exécution pour le temps d’efficacité du coefficient multiplicateur. Les niveaux sont donc volontairement restreints, et les ennemis pullulent de manière à permettre aux plus habiles d’atteindre des scores astronomiques. Ce sera là d’ailleurs l’un des premiers défauts évidents du soft, à savoir le fait de devoir recommencer plusieurs fois un même niveau, afin de mémoriser l’emplacement des ennemis, et ainsi pouvoir perdre le moins de temps possible, et donc, engranger un maximum de points. Un système de jeu très grisant pour qui pensait se retrouver face à un soft d’action classique donc… Le malpoli que je fais a oublié de vous présenter les héros affiliés à ce club très particulier, des héros qui possèdent tous leurs propres caractéristiques, que ce soit en puissance, en vitesse…(comme PGR une fois de plus). Ainsi, il sera possible d’incarner le chasseur sibérien Dragov ou encore le policier new-yorkais Renwick, en passant par le très rasta Adjo, le charismatique Seager, le balafré Finn…bref, toute une brochette d’intellectuels. Le joueur peut donc sélectionner son personnage, et lui permettre ensuite d’entrer dans un match simple, un niveau Sur Mesure, qui, comme son nom l’indique, vous permet de personnaliser un niveau ou bien de participer à un tournoi. Ces derniers représentent bien sûr le cœur du jeu et se divisent en plusieurs sections à savoir le sprint qui propose de foncer vers la sortie du niveau, tout en pensant à zigouiller un maximum d’ennemis. L’Assaut, qui consiste à se défendre des attaques ennemies jusqu’à la fin du temps alloué. Le Contre-La-Montre (tiens, comme dans…) qui demande d’effectuer deux ou trois tours du niveau, en prenant toujours le soin d’éclater les ennemis qui se présentent. La Survie, qui suit le même principe que le mode Assaut, à cela près que la zone de jeu est très très restreinte. Et enfin le mode Dans les Temps, qui demande de rejoindre la sortie du niveau avant la fin du temps imparti. Bien sûr, chaque étape du tournoi peut ensuite être rejouée à loisir en Match Simple, et ce, dans le simple but d’améliorer encore un peu plus son high-score. Les arènes sont au nombre de huit, avec des niveaux assez bien pensés et construits dans l’ensemble et l’on passera ainsi de l’aciérie au paquebot, avant de faire un tour dans les cellules de prison, Venise, le manoir ou encore le bunker. Chaque aire propose évidemment son lot de défis à relever, via quatre niveaux de difficulté. Bref, inutile d’avoir fait de grandes études pour déduire que le mode solo de ce The Club est un peu faiblard, surtout quand on sait que la durée moyenne d’une étape est de deux ou trois minutes, voire moins d’une minute parfois. Une petite après midi permet donc largement de déverrouiller tous les niveaux. Plus fort que Tyler Durden ? Heureusement (et fort logiquement), The Club dispose d’un mode réseau très complet, permettant à 8 joueurs de s’affronter sur des parties chacun pour soi ou bien en équipe. Les modes ne brillent pas forcément par leur originalité mais ont néanmoins le mérite de proposer quelques challenges sympas, pour peu que l’on parvienne à réunir le nombre d’amis nécessaires. Côté armement, les fans de Charlton Heston hurleront de bonheur devant les différents pistolets, fusils à pompe, mitraillettes, lance-grenades, fusils d’assaut, de précision et autres armes lourdes mises à leur disposition. A noter un son assez mitigé, avec quelques bruitages très réussis et d’autres un peu moins pimpants. D’un point de vue purement technique pour finir, The Club est une réussite, et même si on est loin de la perfection, le soft affiche des décors très nets, des personnages détaillés et bien animés et c’est bien là l’essentiel. Dommage toutefois que les aires de jeu ne soient pas plus vastes et les défis un peu plus corsés. De même, on fera la moue devant l’originalité du background, tant on ne saurait que trop penser à un certain Fight Club, tant dans le principe, que dans les différentes cut-scenes du jeu, sans compter la police d’écriture de l’écran titre, tout juste identique à celle du film de David Fincher. Mais bon…
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