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Ce Sonic Riders Zero Gravity propose évidemment un prétexte à ce déluge de courses antigravitationnelles auxquelles il va falloir participer. Ainsi, un météore venu de nulle part se met subitement à affoler tous les robots du coin, qui commencent alors à semer le chaos dans le monde entier. Sonic et consort, intrigués par ce mystérieux météore, décident donc d’enquêter mais se retrouvent subitement pris en chasse par une armée de robots détraqués. Si bien que le véhicule de Sonic fait une chute de 300 étages. Mais la chute est arrêtée par un champ de force antigravitationnel, émanant de ce même météore. C’est donc par ce biais que Sega nous propose de justifier la nuée de courses qui nous attendent dans ce Sonic Riders Zero Gravity. Tro B1 Sonik ! Jusque là, hormis un scénario plutôt culcul, nous étions (comme toujours) assez contents de retrouver Sonic et tous ses petits amis. Mais tout cela était avant le drame bien entendu. Avant que nous ne décidions d’insérer le DVD de jeu dans la console. Après une intro plutôt correcte (même si l’esprit Sonic n’est plus là), voilà donc le précieux menu de départ qui s’offre à nous. Le mode Histoire nous offre donc la possibilité de participer à des courses et de faire évoluer le scénario au fil de nos victoires. La course normale permet pour sa part de courir sur la piste de son choix, en course libre (de 1 à 4 joueurs) ou bien en mode Contre la Montre. Un Mode Survie est également de la fête, proposant trois modes de jeux assez anodins : le Relais de Survie, la Balle de Survie et la Bataille de Survie. Rien de bien foufou donc… La connexion Wi-Fi Nintendo permet pour sa part de découvrir les meilleurs scores du monde entier ou encore de télécharger les ghosts des meilleurs joueurs. Enfin, le Magasin permettra d’échanger les rings accumulés en course contre quelques petits bonus. Une fois son mode de jeu choisi, il est grand temps d’opter pour un coureur. Chaque personnage dispose des ses attributs propres, que ce soit en accélération, en puissance ou encore en virage. Après un bref chargement, voilà donc la course lancée. Départ arrêté, il est possible (et même vivement recommandé) de faire courir son personnage avant de sauter sur son skate antigravitationnel, mais attention à ne pas anticiper le départ, sous peine de recevoir une décharge électrique assez violente. Une fois la course lancée, on se rend compte d’une chose. C’est lent…très lent même… Si à l’époque, Sonic était synonyme de vitesse, il semble être aujourd’hui devenu un vieil hérisson pataud, qui a bien du mal à se mouvoir et ce, malgré le fait d’améliorer sensiblement sa vitesse de pointe en collectant des anneaux en piste. De même, l’aliasing est assez persistant et l’ensemble est d’une pauvreté assez navrante, que ce soit dans les textures ou dans les détails. Certes, cela confère au jeu une fluidité impeccable, mais certains niveaux sont quand même d’une laideur assez terrifiante. De même, le design général ne fera pas l’unanimité, et on est une fois de plus bien loin de l’univers Sonic que l’on connait, et que l’on aime. Houston, on a un problème ! Côté gameplay, le soft offre diverses possibilités. Celle de base consiste à tenir la Wiimote à l’horizontale et la faire pivoter à droite et à gauche pour tourner dans le sens désiré. La croix directionnelle permettra également d’aider à la prise d’un virage. L’autre commande de jeu possible consiste à tenir la Wiimote droite, pointée vers l’écran, et c’est en visant la gauche ou la droite de l’écran que l’on tentera de négocier les virages. « Tenter », oui voilà, c’est bien le mot approprié. Car peu importe le type de gameplay choisi, il semble parfois bien difficile de négocier les virages les plus secs. Bien sûr, il faudra penser à se servir de la pierre gravitationnelle pour arrêter le temps dans le virage, se repositionner, et relâcher l’ensemble pour repartir en flèche. Mais le fait de devoir user de cette technique à chaque virage serré, enlève quand même pas mal du côté dynamique du jeu, déjà pas franchement évident à déceler à la base. De même, chaque trick réalisé remplira une jauge de boost qui permettra à nos héros de décupler leur vitesse en volant littéralement au dessus du sol. Petit bémol, une fois ce mode enclenché, le personnage devient pour ainsi dire incontrôlable, et sortira immanquablement de la piste au premier virage. Pratique… Bref, histoire de minimiser les dégâts, on ne saurait que trop vous conseiller d’opter pour la troisième option proposée, à savoir la manette GameCube. Non pas que le gameplay en devienne précis, mais il rend le jeu un poil plus jouable… Bref, comme on pouvait s’y attendre, ce Sonic Riders Zero Gravity est un beau ratage, comme le fut le premier opus à l’époque. Les fans de Sonic seront (une fois de plus) très déçus par leur mascotte, tandis que les amateurs de course attendront tranquillement l’arrivée d’un certain Mario Kart Wii. Les plus jeunes quant à eux, abandonneront bien vite face à l’imprécision du gameplay.

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