TEST - Xbox 360
par Stéphane Ficca,
ajouté le 17/2/2008
On l’attendait, on le redoutait, on l’appréhendait, et cette fois ça y est, ce bon vieux Turok est de retour sur nos consoles nouvelle génération.
• Turok
Pour la petite histoire, on rappellera aux plus jeunes que la licence Turok est née sur Nintendo 64, et offrait une expérience intense, nous plaçant dans la peau d’un indien ayant à faire avec quelques dinosaures particulièrement féroces. Plutôt agréable à l’œil (pour l’époque), le soft offrait quelques superbes moments de bravoure et de survie, le tout baignant dans une violence qui sentait bon la violette. Quelques six ans après un opus Evolution particulièrement calamiteux, l’indien le plus célèbre du monde vidéoludique nous revient dans un opus next-gen, humblement intitulé Turok.
Lee rôt quoi ?
Tout débute donc plutôt mal pour notre cher Turok puisqu’après avoir été vivement chahuter par ses virils camarades d’infanterie qui viennent de faire sa connaissance, voilà que le vaisseau qui transporte tous nos mâles virils à gros bras est pris pour cible par un missile. Après un atterrissage musclé, Turok se retrouve en plein milieu d’un environnement hostile, accompagné de Slade, un camarade d’infortune pas forcément très convivial. Le cadre est plutôt sympathique de prime abord, avec une jungle assez luxuriante, mais on découvre rapidement la présence de dinosaures, qui n’hésitent pas à attaquer toute forme de vie se mettant en travers de leur chemin. En effet, la faune locale est composée de T-Rex, de Vélociraptors, mais également d’espèces plus pacifiques en apparence, mais qui n’hésiteront toutefois pas à vous envoyer balader d’un violent coup de queue. Outre ces ennemis préhistoriques, des soldats ennemis viendront également semer la pagaille dans votre quête. A noter d’ailleurs quelques scènes plutôt sympathiques dans lesquelles on peut voir les dinosaures s’en prendre aux ennemis, à vous de voir si vous préférez attendre de les voir s’entretuer ou bien en profiter pour tenter de dégommer tout le monde avec une grenade bien placée.
Côté arsenal, le soft offre évidemment aux joueurs la possibilité de manier pas mal d’armes à feu comme des pistolets, des mitrailleuses ou des fusils à pompe, mais le grand trip du jeu reste incontestablement le maniement du couteau de survie et celui de l’arc. Tel un Rambo dans l’âme, on apprécie la possibilité d’éliminer discrètement une cible (humaine ou animale) en se glissant dans son dos avant de lever son couteau et d’assister à une sympathique scène de tuerie sanglante. On regrettera toutefois une certaine omnipotence du couteau comparé aux armes à feu, qui obligerait presque le joueur à utiliser constamment le couteau, même face aux ennemis lourdement armés. A noter que certaines attaques des dinos donneront lieu à quelques séquences de QTE visant par exemple à se sortir des crocs d’un raptor. Sympa, mais là encore, il est dommage d’assister systématiquement aux mêmes scènes lors des morts furtives, et des phases de QTE un peu fades. Le gameplay reste pour sa part très basique, hormis peut-être la possibilité d’effectuer des roulades sur les côtés pour éviter certaines attaques. On regrettera cependant une certaine imprécision dans le maniement des armes à feu.
Turok presque next-gen
Techniquement, le constat est assez mitigé puisque si les premières minutes de jeu nous offrent quelques environnements très agréables à la rétine, avec une jungle vivante et quelques effets bien sentis, la suite des aventures nous réservent quelques mauvaises surprises. Ainsi, outre quelques bugs un peu étonnants (dinos sortant de nulle part, physique parfois rocambolesque…), on pestera face à certains environnements bien vides, et surtout une gestion des checkpoints pas forcément bien sentie. En effet, même en niveau Facile, le soft n’est pas d’une simplicité enfantine, et il arrivera fréquemment d’être pris au piège par des ennemis ou des dinosaures, forçant ainsi le joueur à subir un terrible gameover, mais surtout à redémarrer l’aventure bien loin de là où la mort l’avait fauché. Très frustrant. Côté son, le soft est plutôt réussi, hormis un doublage français un peu stéréotypé, sans compter une synchronisation labiale défaillante. Côté durée de vie, Turok offre un peu moins d’une dizaine d’heures de jeu assez linéaires. Les développeurs ont également pensé à la possibilité de jouer en réseau via des modes classiques (deathmatch…) à 16 joueurs, mais aussi un mode coop’ jouable à 4, sur quelques maps seulement.
Même s’il n’est pas la catastrophe tant redoutée, Turok a beaucoup perdu de son charme et constitue au final un FPS assez basique et linéaire. Assez inégal graphiquement, le soft ne restera pas franchement dans les mémoires malgré un cadre toujours aussi aguicheur. A guetter éventuellement lors d’une baisse de prix ou à essayer chez un ami.