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TEST - Playstation 3
par Stéphane Ficca, ajouté le 12/2/2008
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Après un Devil May Cry 3 qui a su diviser les foules, la célèbre saga dantesque made in Capcom fait ses grands débuts sur console nouvelle génération.
• Devil May Cry 4

Devil May Cry 4 s’ouvre sur une cinématique plutôt alléchante, puisque l’on y découvre Néro, un jeune héros avide de justice et membre du Club de l’Epée, se frayant un chemin vers le château d’où provient une douce mélodie, interprétée par Kyrie, sa bien aimée, en guise d’ouverture d’une cérémonie religieuse. Bien sûr, outre nous présenter le staff du jeu, ce générique nous permet de nous délecter de quelques séquences de combat très stylées, puisque Néro devra en découdre avec quelques poupées macabres avant d’atteindre son but. Alors que la cérémonie suit son cours, un personnage va faire une apparition fracassante et assassiner de sang froid et à bout portant Sanctus, ce qui va évidemment provoquer un émoi assez terrible dans l’assistance. Cet invité surprise, c’est Dante, et les premières minutes du jeu vont d’ailleurs vous proposer de l’affronter. Si c’est pas une intro qui allèche ça !

Vous tremblez Néro, et sentez votre chute proche...

En effet, en guise de didacticiel, les développeurs ont choisi de nous offrir un petit combat contre Dante, le héros charismatique de la saga Devil May Cry. Il s’agira ainsi de devoir éviter ses attaques en sautant, en roulant sur le sol, l’attaquer au pistolet et à l’arme blanche, et enfin se familiariser avec le Devil Bringer, ce bras mystérieux qui offre une puissance assez impressionnante à Néro. Le tout est évidemment entrecoupé de cut-scenes durant lesquels les deux hommes redoublent de classe et de talent pour intimider l’autre. Une excellente mise en bouche donc, qui se termine par la fuite pure et simple du fils de Sparda. Ce quatrième épisode nous propose donc d’incarner un tout nouveau personnage, Néro, assez charismatique, même si son aura n’égale pas vraiment celle de son adversaire. Pourtant, le jeune héros dispose de toute une palette de mouvements pour faire virevolter les différents ennemis du jeu. Les combos sont hyper nombreux, et les possibilités d’enchainer se multiplient au fur et à mesure de votre progression, le soft permettant d’échanger les orbes acquis au combat contre de nouvelles attaques, aptitudes ou objets.

Si les premières minutes de jeu donnent carrément le ton, avec notamment un combat à pleurer contre Bérial, le soft nous renvoie malheureusement toute une salve de défauts dans les missions suivantes. En effet, outre cette caméra qui peine lors des changements de perspectives, modifiant ainsi la jouabilité, on sent comme une terrible redondance dans les niveaux, et dans progression du jeu. Une nouvelle salle, un sceau maléfique qui apparait et qui vous bloque la route, des ennemis qui surgissent de nulle part, un vieux rock bourrin (toujours le même) qui démarre, et vous voilà parti pour défourailler du méchant à tout va. Sympa au début, ce concept tend invariablement à s’essouffler lorsque que le processus est répété vingt fois dans une même mission. De même, on a parfois du mal à savoir où se diriger, vers quel endroit se rendre, et l’on en vient par moments à tourner bêtement en rond, sans savoir que faire pour continuer la mission. Heureusement, tout cela s’estompe au bout de quelques missions, et le scénario se développe alors d’un coup, nous dévoilant la véritable nature de certains personnages croisés au début du jeu, nous en présentant des nouveaux, et conférant également à Néro une toute nouvelle dimension, mais je n’en dirais pas plus. Bref, il ne faut pas se fier aux premières missions, qui ont une vilaine tendance à se ressembler, et les joueurs qui passeront ce cap ne seront en aucun cas déçus de la suite des évènements.

Un vrai Devil May Cry next gen

En ce qui concerne l’aspect technique de la bête, force est d’admettre que Devil May Cry 4 s’en sort plutôt très bien, et même si les puristes noteront quelques défauts par ci, par là (les ombres dans la forêt et quelques autres petites tares techniques), l’ensemble est très propre et franchement agréable à regarder. Les chargements sont assez courts dans l’ensemble et le virage next-gen a parfaitement été négocié par Capcom, l’expérience acquise sur des jeux comme Dead Rising ou Lost Planet n’y étant certainement pas étrangère. Côté gameplay, on reste dans du Devil May Cry et si certains se contenteront d’effectuer sans cesse le même combo, les autres, plus intelligents, penseront à varier les plaisirs et à tirer profit de chaque arme et de chaque attaque réalisable. Les enchainements sont, je le répète, très nombreux, et les ennemis ne sont pas tous sensibles à la même attaque. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Dante devient jouable au bout de quelques missions, et les fans du troisième opus seront donc ravis de retrouver les mêmes styles de combat, sélectionnables cette fois en plein jeu en pressant la croix vers la direction souhaitée. A ce titre, il est indéniable que Dante conserve un charisme et une puissance autrement supérieurs à ceux de Néro, et faire voltiger les ennemis avec une telle force et une telle assurance reste un pur moment de bonheur. On regrettera toutefois que les développeurs ne se soient pas trop fouler, puisque la partie avec Dante consistera à faire le même chemin que Néro, mais en sens inverse, quitte à se retaper même quelques anciens boss. Dommage de ne pas avoir su offrir une expérience complètement parallèle…

Bref, vous l’aurez compris, ce Devil May Cry 4 ne tient pas du génie, et se contente de rehausser le ton après un troisième opus trop puéril, qui avait fâché pas mal de fans, amoureux du Dante sérieux et puissant de Devil May Cry et non pas du jeune ado prétentieux de Devil May Cry 3. Le level design est assez classique, la caméra en fera maugréer certains, le côté répétitif des combats en lassera d’autres, la musique prendra la tête de tout le monde, mais Capcom a tout de même su insuffler quelque chose d’épique à cet opus, et outre une réalisation très agréable, on retiendra aussi quelque affrontements mémorables face à des boss gigantesques, des cut-scenes d’une classe inégalée et une ambiance sonore au top (hormis cette ****** de musique lors des combats). Un très bon beat’ em all, pas révolutionnaire pour un clou, mais qui offre de très bons moments de jeu. Et ça, ça ne se refuse pas.


Même s’il ne chamboule pas les conventions du genre, Devil May Cry 4 s’impose comme un standard du beat’em all nouvelle génération. Capcom a revu sa copie et nous offre un quatrième opus plus mature, plus sombre et surtout doté d’une plastique toute neuve et qui fait honneur à nos belles TV Full HD. L’expérience proposée est jouissive, bien qu’un brin répétitive, mais le côté spectaculaire de la chose prend aisément le dessus, et l’on ne peut qu’apprécier ce nouveau ballet de cartouches et d’épées proposé par Capcom. Les fans l’apprécieront sans problème, les autres feraient bien d’y jeter un coup d’œil.
Informations complémentaires
Devil May Cry 4
Devil May Cry 4
 
» Support : Playstation 3
» Editeur : Capcom
» Développeur : Capcom
» Etat : Disponible
» Autres supports :
- Playstation 3
- Xbox 360
 
» Date FR :
- 8 Février 2008

» Date US :
- 5 Février 2008

» Date JAP :
- 31 Janvier 2008
 
» Site Internet
 

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