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TEST - Xbox 360
par Victor Vitale, ajouté le 19/11/2007
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Dans le jeu vidéo, il existe quantité de bons jeux, parmi ces derniers, seuls quelques uns parviennent à se hisser au rang de titre d‘exception. Et ce titre d’excellence, BioShock l’emporte haut la main… Récit d’un chef d’œuvre.
• BioShock

1960, Océan Atlantique, votre avion s’écrase mystérieusement en pleine mer. C’est ici, dans des eaux glaciales et inexplorées, que votre aventure commence. Seul survivant de votre accident, vous constatez rapidement qu’une imposante tour se dresse devant vous. A l’intérieur, une bathysphère vous emmène dans les profondeurs abyssales de l’Océan, à la découverte d’une cité unique, imaginée par Andrew Ryan, un type sûrement un peu trop utopiste… Rapture. Fondée après la Seconde Guerre Mondiale, Rapture est en quelque sorte l’antre des « réfractaires » du monde terrestre. Ne respectant ni Dieu, ni toute autre forme d’autorité dont l’ordre émanerait des Etats-Unis ou de la Russie, les fondateurs de la ville ont décidé de créer une cité où l’égalité serait réellement de mise, où chacun pourrait exercer son talent sans entrave, bref, où tout le monde vivrait sans réels soucis. En cité parfaite, population parfaite, la ville regroupant en effet l‘élite du monde d‘en haut. Les plus grands scientifiques, musiciens, sportifs et artistes en tout genre se côtoient dans ce paradis sous-marin. Mais malheureusement, complots et trahisons entraîneront Rapture à sa perte…

C’est donc dans une ville déchirée par un drame hors du commun que vous effectuez vos premiers pas. Premier constat, Rapture n’est plus ce qu’elle était. Citoyens effrayants et agressifs, murs délabrés, colonnes brisées, peintures craquelées… on décèle un semblant de malaise dans la cité. Au cours de vos péripéties, vous apprendrez assez vite que des manipulations génétiques sont la cause du drame. En même temps, lorsque l’on confie à une scientifique nazie une limace des mers capable de supprimer des cellules souches afin de les remplacer par de nouvelles cellules, on se doute que tout peut arriver. Et le pire arriva… A l’origine, cette manipulation génétique permettait aux citoyens d’améliorer leurs corps ou même de développer leur intellect. Mais la substance produite par la limace (cette substance s’appelle l’Adam) fut rapidement passée au crible des industriels. Parmi eux, Frank Fontaine, homme aux ambitions qui n’ont d’égal que sa haine envers Andrew Ryan. Fontaine décida de produire l’Adam en masse (il créa une gamme de fortifiants génétiques nommés Plasmids, dont nous parlerons bientôt), permettant ainsi au plus grand nombre d’accéder à ces améliorations génétiques. Malheureusement, l’Adam est une drogue, une drogue à fort taux de dépendance, et qui induit à force d’une trop grande consommation des mutations physiques et psychologiques irréversibles. C’est ainsi que la ville se divisa, d’un côté, les Partisans de Ryan, de l’autre, ceux de Fontaine, s’étripant jusqu’au dernier et attaquant quiconque ne montrerait pas patte blanche, il ne restera finalement que des sortes de zombies nommés Chrosomes. C’est dans ce contexte que vous vous lancez dans Rapture, cité décidément pleine de mystères et de surprises…

Comme vous le voyez, l’intrigue de BioShock est assez fascinante, et encore, nous ne vous offrons ici que les bases du scénario, qui gagnera en complexité et en richesse tout au long du jeu, avec quelques coups de théâtre qui vous laisseront pantois… Mais nous n’en dirons pas plus… Concentrons-nous maintenant sur un autre point fort du soft, son gameplay. En tant que FPS, le jeu contient bien sûr magnum, mitraillette, lance grenade ou encore clé anglaise, mais également d’autres armes plus surprenantes, comme le lanceur chimique (capable de lancer un jet de flamme ou un souffle gelé) et même une arbalète ! Des armes très efficaces et dont les munitions seront comptées, soyez donc économe. D’une main, vos armes donc, de l’autre, vos Plasmids ! Car oui, vous serez bien vite contraints d’effectuer sur vous-même des injections d’Adam. Vous permettant d’électrifier vos ennemis, de les brûler vifs, de leur envoyer une nuée de frelons ou encore de pirater les systèmes défensifs de Rapture, l’utilisation de ces Plasmids, combinée à vos armes classiques, offre à BioShock une nouvelle dimension. Surtout que les développeurs ont pensé à une interaction totale avec votre environnement ! Quelques ennemis font trempette dans l’eau ? Lancez donc une décharge électrique dans l’eau ! D’autres vous narguent en ignorant être tout proche d’une flaque d’essence ? Envoyez leur un jet de flamme ! Effets garantis. A voir les possibilités se multiplier, certains penseront que le titre en devient injouable. Il n’en est rien ! En effet, les Plasmids sont exploitables via les gâchettes gauches de la manette, les armes via les gâchettes droites (LT servant à utiliser un Plasmid, RT servant à changer de Plasmid, réciproquement pour les armes avec LB et RB). Notons également que plus tard, des améliorations des Plasmids, de vos capacités physiques ou de vos aptitudes au piratage seront possibles, un petit côté RPG bien sympathique.

Outre son gameplay, BioShock brille également par son ambiance. Pesante, frisant parfois avec l’horreur, mais toujours dans un ton adapté, l’atmosphère que dégage le soft est en grande partie due à son scénario. Par ailleurs, les enregistrements audio parsemés dans la ville contribuent grandement à cette sorte de brouillard épais, qui peu à peu se dissipera, laissant jaillir la vérité. Ces enregistrements, parfois émouvants, d’autres fois terrifiants, mais toujours prenants, vous racontent des parcelles de vie des anciens habitants de Rapture. Autre point capital dans BioShock, les Petites Sœurs. Ces petites filles, génétiquement modifiées, ont pour mission de récolter l’Adam sur les cadavres. Devant leur faiblesse, les Chrosomes n’hésitent pas à les attaquer pour s’emparer du précieux nectar. Sauf que Petite Sœur rime avec Protecteur, une brute infâme qui protège ces enfants. Ainsi, à la moindre attaque, le Protecteur rentre dans une colère noire, usant d’une force phénoménale pour vous faire taire. Tuer un Protecteur n’est pas chose aisée, et constitue donc une mission périlleuse qu’il faudra finement planifier. Inutile de compter vaincre un de ces colosses sans Ève (les « munitions » des Plasmids) ou sans armes à feu de gros calibre (les tourelles de sécurité, que vous aurez au préalable piratées, vous seront très utiles). Une fois la bête achevée, la Petite Sœur aura affaire à vous, libre à votre conscience de récolter tout son Adam, la tuant au passage, ou de la sauver, opération qui vous fera gagner moins d’Adam, mais laissera la vie sauve à la gamine. Un dilemme cornélien, mais qui reste intéressant si vous effectuez le bon choix…

Autre point qu’on ne peut négliger dans BioShock; sa conception générale. Dotés d’une réalisation de folie, Rapture et ses environnements sont tout bonnement splendide. Pour faire simple, nous avons là une vraie figure de proue de la technologie des next gen. Cette puissance graphique mariée à l’imagination apparemment sans limites des développeurs permet des effets tous plus saisissants les uns que les autres, que ce soit dans la modélisation des ennemis, du sang ou encore et surtout de l’eau. Fourmillant de détails criant de réalisme (panneaux publicitaires, machines, bureaux etc…), Rapture se laisse admirer sous toutes ses coutures. Côté bande son, attendez-vous également à du très très lourd, entre une VF d’excellente qualité (même si la VO rend toujours mieux) et des musiques variant entre jazz, thèmes orchestraux ou davantage classique, la BO du jeu se laisse savourer, du grand art ! Seuls bémols du jeu, le piratage parfois un peu rébarbatif, ou encore l’IA des ennemis pas toujours au point (même si ces derniers vous réservent quelques belles frayeurs et n’hésiteront pas à sauter dans l’eau si vous les incinérez vivants !).

Enfin, l’aspect durée de vie. Se plaçant dans une très bonne moyenne de 15h de jeu, il faudra du temps pour visiter Rapture de fond en comble, sans compter que deux fins sont proposées et que de nombreux objets nécessiteront que vous revisitiez certaines zones. Allant à contre sens de toutes les productions actuelles, BioShock ne possède d’ailleurs aucun mode multi joueur, ce qui a permis aux développeurs de se concentrer sur le mode solo et de sublimer au maximum toutes les facettes de leur jeu. Bref, vous l’aurez compris, plus qu’un jeu, BioShock est une véritable expérience à vivre, au même titre qu‘un livre à lire ou qu‘un film (osons la comparaison !), ce jeu se place comme un titre à essayer pour en apprécier le réel degré d‘excellence. Un grand bravo et merci aux développeurs pour cette perle vidéo ludique !


Certes, BioShock ne plaira pas à tout le monde à cause de son ambiance. Certes, certains lui reprocheront de n‘être « qu’un FPS » ou d’être trop court. Néanmoins, ses réfractaires ne pourront nier en lui une qualité de jeu incontestable. Superbe dans sa mise en scène et son scénario, magistral dans sa réalisation graphique, grandiose dans sa bande son, jouissif dans son gameplay, BioShock constitue simplement une nouvelle référence dans le domaine des FPS, et même au-delà. Mené d’une main de maître du début à la fin, le titre d’Irrational Games s’impose comme un titre à posséder absolument sur Xbox 360, ou au moins, à essayer. Nous tenons là un nouveau jeu culte.
Informations complémentaires
Bioshock
Bioshock
 
» Support : Xbox 360
» Editeur : 2K Games
» Développeur : 2K Games
» Etat : En développement
» Autres supports :
- Xbox 360
- Playstation 3
 
» Date FR :
- 31 Août 2007 (Xbox 360)
- 20Octobre 2008 (PS3)

» Date US :
- 24 Août 2007 (Xbox 360)
- Octobre 2008 (PS3)

» Date JAP :
- Non communiquée
 
» Site Internet
 

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