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TEST - Playstation Portable
par Stéphane Ficca, ajouté le 13/1/2008
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Basé sur un dessin animé américain, Harvey Birdman : Attorney at Law nous place dans la peau d’un avocat au look de super héros, évoluant dans un univers complètement déjanté.
• Harvey Birdman

Capcom nous a déjà permis à deux reprises de nous glisser dans la peau d’un avocat avec les deux opus de Phoenix Wright parus sur Nintendo DS. Sur PSP, point de Phoenix Wright, mais plutôt l’adaptation d’un dessin animé très particulier, qui parodie allègrement les super-héros et autres cartoons des années 60/70 en proposant de suivre les aventures d’un cabinet d’avocats dénommé Seben & Seben, dans lequel officie toute une panoplie de personnages hauts en couleurs. Cette adaptation nous offre donc la possibilité d’incarner Harvey Birdman, un avocat un brin looser, qui devra résoudre 5 affaires distinctes, en collectant tout d’abord les indices nécessaires, avant de passer par la terrible, mais très excitante, épreuve du tribunal.

Le retour de l'avocat vinaigrette !

Oui, le principe de Harvey Birdman : Attorney at Law rappelle très fortement celui de Phoenix Wright. Le déroulement est sensiblement le même, bien qu’il soit indispensable de noter que le gameplay de cette mouture PSP est nettement moins palpitant que celui offert par Phoenix Wright. En effet, bien que le design général soit impeccable, on a très rapidement davantage l’impression de vivre un épisode interactif, plutôt que d’influer réellement sur le cours d’une enquête ou d’une audience. Toutes les actions jouables se font à partir d’images fixes, et les actions réalisées par le joueur permettront de déclencher une nouvelle courte scène cinématique, visant à en dévoiler un peu plus concernant un lieu, un évènement ou un personnage. Chaque personnage rencontré sera répertorié dans le calepin de Harvey, et l’on pourra donc à loisir décortiquer la biographie d’un personnage afin d’y découvrir un éventuel élément de réponse aux différentes énigmes proposées. De même, les objets et autres pièces à conviction collectés sont également archivés et pourront être dégainés lors de l’audience, afin de contrecarrer le témoignage bancal d’un accusé par exemple. Bref, ça ressemble à du Phoenix Wright, ça sent comme du Phoenix Wright et pourtant, on est bien loin de l’intensité proposé par les titres de Capcom sur Nintendo DS.

En effet, comme dit plus haut, c’est principalement le gameplay qui pêche dans ce Harvey Birdman : Attorney at Law puisque le jeu ne nous offre pas la moindre liberté, et l’on se croirait revenu quelques années en arrière, à l’époque des premiers jeux d’aventure interactifs sur PC. En effet, la collecte d’indices se fait de façon très sommaire puisqu’il n’y aura pas à chercher bien longtemps pour les découvrir, ceux-ci étant souvent placés en évidence à l’écran. Pire encore, impossible de diriger la loupe où on le désire sur l’écran, celle-ci ira directement se positionner sur les éléments analysables. De même, lors des séances au tribunal, il faudra constamment presser chaque témoin sur chacun des ses arguments afin d’y déceler une éventuelle faille, sans pour autant se faire rappeler à l’ordre par le juge. Concernant les preuves à présenter, comme dans le titre de Capcom, on a le droit de commettre quelques erreurs avant de subir une lourde défaite. Il faudra donc veiller à sortir l’élément clé qui permettra de mettre à mal les arguments adverses, et ainsi faire progresser le scénario. Bref, un gameplay bien trop simpliste, qui réduit le joueur au simple rang de spectateur, plutôt que de l’impliquer réellement dans l’action.

Un dessin animé (un peu) interactif

Toutefois, si le gameplay est honteusement limité, le background est pour sa part assez exquis pour peu que l’on apprécie cet humour très particulier et les personnages caricaturaux et burlesques qui l’accompagnent. On retrouve ainsi toute une pléiade de personnages au look pas possible, à commencer par Harvey lui-même, espèce de super-héros volatile à la retraite, mais également Peter Potamus (un hippopotame employé par la Seben & Seben au cœur de la première enquête du jeu), Secret Squirrel (un écureuil voyou) ou encore X the Eliminator, kitsch au possible. Les doublages sont pour leur part d’excellente facture et les dialogues font mouche sans le moindre problème. Le soft se permet même quelques extras, comme la présence d’un certain Guile dans l’assistance lors du premier procès. Côté durée de vie en revanche, l’ensemble est court, très court même, puisqu’une heure environ sera nécessaire pour boucler chacune des cinq enquêtes, le compte est vite fait. Bref, même si l’ambiance est très plaisante pour qui apprécie le trip « super-héros rétro kitsch », Harvey Birdman : Attorney at Law fait davantage office d’un dessin animé interactif que d’un réel jeu, et à moins d’être un fan absolu de la série (assez méconnue en France d’ailleurs,) il n’y a pas franchement grand-chose à se mettre sous la dent.


Le problème de Harvey Birdman : Attorney at Law, c’est qu’il se laisse davantage regarder que jouer, et cela constitue un problème assez rebutant sur une console de jeux. Si Phoenix Wright offrait un design dans l’air du temps, un dynamisme incroyable et usait intelligemment des capacités tactiles de la DS, ce Harvey Birdman : Attorney at Law souffre lui d’un réel manque de profondeur dans le gameplay comme dans sa progression, d’une durée de vie très faible et d’une ambiance ainsi que d’un humour très particulièrs, qui ne plairont qu’à une poignée d’amateurs du genre. Dommage.

Informations complémentaires
Harvey Birdman : Attorney at Law
Harvey Birdman : Attorney at Law
 
» Support : Playstation Portable
» Editeur : Capcom
» Développeur : N/A
» Etat : En développement
» Autres supports :
- Nintendo Wii
- Playstation 2
- Playstation Portable
 
» Date FR :
- Non communiquée

» Date US :
- 11 Janvier 2008

» Date JAP :
- Non communiquée
 

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