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Trois épisodes sur Nintendo 64 donc et quatre autres (tout de même !) sur GameCube. Puis vint la chute. Un épisode GameBoy Advance à balancer au fond d’un gouffre, puis une arrivée décevante sur Wii en raison d’un gameplay finalement trop accessible et sans réelle profondeur. Trop casual en somme, le comble. Heureusement, les développeurs d’Hudson Soft se sont retroussés les manches et nous offrent Mario Party DS, l’opus de la résurrection. Inutile de trop s’attarder sur le scénario, très simple une fois de plus : Mario et sa compagnie ont été pris en traître par le méchant Bowser qui les a rapetissés pour ensuite les balancer à l’autre bout du jardin. A eux de devoir braver les dangers d’un monde soudain devenu immensément grand et ce, à travers quelques parties de mini-jeux. Notons tout de même que les différentes scènes illustrant tout cela sont sous forme d’images fixes avec un design rappelant les divers artworks de la licence au début des années 90. Très agréable. Lancé de dés, coups de stylet Pour ceux qui débarqueraient d’une galaxie lointaine (très lointaine), la série des Mario Party joue sur le même principe depuis toujours. Vous sélectionnez un personnage parmi une petite sélection issue de la licence (Mario, Luigi, Wario, Peach, etc.) puis vous voilà lancé sur une espèce de plateau de jeu rappelant celui du jeu de l’oie. Le but est de vous déplacer de case en case grâce au chiffre du ou des dés pour tenter d’atteindre la très jolie étoile, et ainsi l’acheter. Le vainqueur de la partie étant celui qui a réussi à chopper un maximum d’étoiles. Mais la route est dure pour l’atteindre car entre les différents pièges, vos adversaires qui vous mettent des bâtons dans les roues via des objets, et tout simplement le fait que les dés donnent rarement le chiffre souhaité, la haine (ou la crise de rire, c’est selon) pointera vite le bout de son nez. Et encore ! Rien n’est jamais acquis puisque même en possession de la désirée étoile, vos (futurs anciens) amis feront tout leur possible pour vous la voler. Dans tous les cas, sachez que rien n’est gratuit et qu’une étoile coûte généralement la bagatelle de vingt pièces, pièces qu’il faudra vous procurer soit en tombant sur les bonnes cases, soit en les volant à votre adversaire, soit, et c’est le cœur même du jeu, en gagnant aux mini jeux qui interviennent à chaque fin de tour (lorsque les quatre joueurs ont lancé les dés). Au nombre de 70, chacun est susceptible de provoquer fou rire ou montée d’adrénaline pour les plus acharnés. Inutile de les spoiler, vous les découvrirez par vous-même, mais indiquons tout de même que les développeurs ont bien su exploiter la machine puisqu’en plus des épreuves classiques à la croix directionnelles, beaucoup demandent l’utilisation du stylet, voire du micro. Partie à 4 ? J’invite ! Incroyable mais vrai, pour la première fois dans un Mario Party, le mode solo se montre un minimum intéressant grâce notamment à deux petits détails. Le premier, la vitesse de jeu. Alors que l’on passait généralement de longs moments d’ennui sur le plateau en attendant que les adversaires jouent, les choses se font désormais plus rapidement. Pas de temps de chargements, scène de passage en magasin zappé (pour l’adversaire) et vitesse de déplacement augmentée. Certains tours durent parfois à peine soixante secondes, c’est dire ! Secondo, la variété des situations et l’apport de boss inédit à chaque fin de plateau donne envie de progresser. Rajoutons à cela différents modes libres, multijoueurs et certains puzzle-games qui donnent l’impression d’avoir un jeu dans le jeu, et vous aurez de quoi assurer les prochaines soirées fun. Autre bonne nouvelle (décidément), une seule cartouche est nécessaire pour profiter de l’intégralité du jeu avec trois autres compagnons. Malheureusement, tout n’est pas rose et certains points noirs sont tout de même présents. Tout d’abord, les plateaux de jeux, en plus d’être une fois de plus peu nombreux, sont ridiculement simples comparés à ceux des précédentes versions. Alors qu’on nous proposait il y a encore peu des passages tordus et de nombreux embranchements, on a ici l’impression d’être retourner au premier opus avec certains plateaux qui se contente ni plus ni moins de former une boucle. Wow ! Egalement, la durée de vie a beau être on ne peut plus satisfaisante, on regrette amèrement l’absence de mode Wi-Fi même s’il est vrai que rien ne vaut les parties à plusieurs dans une même pièce histoire de rabaisser six pieds sous terre votre pote à qui vous venez de voler trois étoiles d’un coup, le faisant passer de premier à dernier sur le podium. Enfin, et c’est le défaut éternel des Mario Party, il est probable justement que vous perdiez l’ensemble de vos amis après quelques parties. |