 Ces derniers temps, Electronic Arts, un des géants de l’industrie du jeu vidéo, a décidément le vent en poupe et ne cesse de nous surprendre. Longtemps habitué aux suites en série, l’éditeur et développeur propose ainsi depuis le début de l’année moultes nouvelles expériences au travers de ses nouvelles licences. Après Army of Two, Bad Company (le Battlefield solo), Spore, Mirror’s Edge et Left 4 Dead, voici Dead Space, une nouvelle licence prometteuse dans le genre survival horror – un genre né en France mais longtemps dominé par les japonais. Nous voici donc face à un nouveau survival horror tout ce qui paraît de plus classique. En effet, l'univers spatial angoissant dans lequel on est plongé n'est pas sans rappeler les grands classiques cinématographiques et vidéoludiques du genre, avec respectivement Alien et Doom 3, pour ne citer qu'eux. C'est donc plein de confiance que l'on aborde ce nouveau titre.  Tout d'abord, les environnements sont vraiment très réussis, et toute l'interface a bénéficié d'un soin particulier, lui conférant un style original, qui s’intègre parfaitement à l’univers du jeu. Il est à noter que bien que toute l'action se passe au sein d'un même vaisseau, et que cela entraîne de fait une variété d'environnements réduite, on doit tout de même admettre qu’autant à l'intérieur ou à l'extérieur de celui-ci, les niveaux ne lassent pas. Cette ambiance graphique est accompagnée d'une bande-son vraiment immersive qui colle à merveille. Sur le plan de la musique ou des bruitages, tout est savamment dosé en fonction de la situation. Mais là où le jeu fait fort, c'est que là où l'on pense savoir ce qui va se passer, il sait jouer à contretemps et arrive à surprendre, ce que je ne croyais plus possible dans cette catégorie.  En effet, là où Dead Space fait surtout mal, c'est dans le gameplay. Malgré les mouvements un peu lents et rigides du héros, on s'adapte vite grâce à une prise en main efficace, et on oublie vite les prises de tête pour trouver son chemin grâce à un ingénieux système lumineux. On ne perd pas son temps, on joue, tout simplement, et on redécouvre quelque part la jouissance de ce que peut être la boucherie, ou plutôt ici la chirurgie. En effet, malgré un arsenal conséquent, pas de blast à tout va, mais plutôt des armes et une armure upgradables et du tir de précision. On prend un malin plaisir à sectionner les différentes parties de l'anatomie des aliens, à les piétiner, tout cela dans un joyeux bain de sang. Pour couronner le tout, on est aussi aidé de deux pouvoirs, la stase et la télékinésie. Le premier permet de ralentir les objets, mais aussi et surtout les aliens, et facilite donc leur démembrement. Et le second sert à quant à lui à déplacer et projeter les objets, ce qui est très amusant à défaut d’être très utile. En bref, que du bon. Test rédigé par Fabrice Arditti Cliquer sur les images pour les agrandir. Le Testing LABS vidéo sera disponible début décembre. Trailer de lancement Dead Space |