
Titre phare de lancement de la Playstation 3, MotorStorm était la vitrine technologie de la console, vous proposant de prendre part à des courses off road extrêmes dans les gorges d’un canyon aride. Evolution Studio remet le couvert avec un dépaysement total puisqu’il nous permet cette fois de partir vers le Pacifique, sur une île délaissée par l’homme où deux éléments de la nature, le feu et l’eau, ne cessent de s’affronter dans un combat de titans. Un environnement très bien exploité avec une mise en valeur de la flore et du relief de l’île : côte escarpée au bord de l’eau, collines en pleine forêt, et même un circuit faisant le tour d’un volcan en pleine éruption. Plutôt impressionnant.

Cette guerre des éléments n’est pas là que pour le décor, elle fait aussi partie intégrante du gameplay. Le système de boost a en effet été conservé et amélioré, vous permettant maintenant de l’utiliser dès le début, quelques secondes après le départ de la course. S’il reste illimité, il ne faut pas en abuser au risque de voir son véhicule exploser. Faites constamment attention à jauger correctement vos accélérations et sachez que vous pouvez refroidir votre moteur à tout moment en traversant des zones d’eau. A l’inverse, les endroits brûlants comme la lave vont faire monter la température de votre engin, ce qui rendra l’utilisation du boost limité dans ces endroits.

Plutôt axé simulation comparé à la concurrence, la prise en main de MotorStorm Pacific Rift est plus souple que celle de son prédécesseur et offre une nervosité palpable dès les premiers tours de piste. Les courses sont rythmées par des musiques allant de l’électro au rock anglais ou californien, ce qui ajoute un bon degré de nervosité à l’ensemble. Alliez à ceci une bien plus grande diversité dans les tracés par rapport au premier MotorStorm (qui se contentait de dessiner des tranchées boueuses dans un grand canyon désertique), et vous obtenez un cocktail détonnant qui vous emportera à 100 à l’heure dans des paysages idylliques.

Le jeu n’est de plus pas avare en bonus. En mode compétition (renommé en « Festival » afin de mieux coller à l’ambiance festive qui se dégage du titre), il va y avoir de quoi progresser, avec de nombreuses épreuves, telles que courses, défis, et éliminations. La progression se fait par points sur une jauge chronologique composée de plusieurs étapes. Chacune de ces étapes va débloquer progressivement circuits, vidéos, sons et véhicules en tous genres à utiliser en free run. Il y a donc de quoi vous tenir longtemps le pad en mains. Le mode multijoueur est bien entendu toujours présent, qu’il s’agisse de jeu en ligne ou en écran partagé, et même si avec ce dernier une partie de l’action est réduite, ces modes vous feront revenir régulièrement au jeu pour une partie entre amis.
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