» Membre(s) en ligne :  Alcides
TEST - Xbox 360
par Jean-François L'Her, ajouté le 15/11/2008
Avatar
Login :
Pass :
Noël approche et les titres pleuvent. Un d'entre eux a su capter l'attention entre tous ces derniers mois : Mirror's Edge, le premier First Person Runner!
• Mirror's Edge
Autant le dire tout de suite, l'histoire de Mirror's Edge est un prétexte plaqué sur une idée originale certes, mais qui ne se prête pas à la narration. A l'instar d'un Portal, l'univers épuré de Mirror's Edge tente de se construire autour des commentaires de notre guide Merc pendant les phases de jeu. D'ailleurs, le titre est divisé en véritables niveaux distincts et des séquences animées agréables à l'œil assurent la transition. Le synopsis tourne autour de la sœur de Faith, une policière accusée à tort d'avoir assassiné le candidat au poste de Maire. Scénario bateau par excellence, cette histoire a le mérite de se baser sur un schéma familier et il sera facile de reprendre la partie sans être perdu.

A peine a-t-on pris le contrôle du jeu, on se rend compte d'un problème qui nous suivra tout au long de l'aventure si on n’est pas équipé HD: le jeu n'a pas été pensé pour les écrans à tubes cathodiques, et l'image souffre d'un bug appelé "screen tearing" (je me base sur les affirmations de mes collègues bourgeois pour coller ça sur le dos de ma vieille télé), sur la version PS3 testée, tout du moins. Les lignes verticales sont cassées, des escaliers se forment, les immeubles semblent avancer de droite à gauche un étage à la fois. Étrange, omniprésent et gênant pour la lisibilité de l'action. D'autant que ça bouge beaucoup : Faith saute à l'aide du bouton R1, s'accroupit par pression de L2, cogne avec R2 et se retourne instantanément grâce au bouton L1. Les actions peuvent être enchaînées pour des effets particuliers en combat et en interaction avec le décor : lever les pieds en sautant pour passer au dessus de fils barbelés puis finir en roulade (L1,L2,L2) se retourner en sautant pour atteindre une corniche après avoir pris appui sur un mur (L1,R1,L1), prendre appui sur un mur pour venir écraser sa sandale sur la tronche d'un SWAT (L1 le long du mur, L1 R2)... Les combinaisons sont nombreuses et assez faciles à enchaîner.

Un bémol : la caméra est laissée aux bons soins du joueur, mais ne sert pas seulement la visibilité. Le regard de Faith doit être orienté correctement pour rendre certains sauts possibles. Le petit curseur au centre de l'écran s'avère un outil fondamental du gameplay... dommage que personne ne nous l'explique. Le tutoriel, qui reprend la démo, ne fait aucunement mention de ce petit détail, ni encore moins n'explique son principe. Mais même en étant conscient de l'importance du maniement simultané des deux sticks, il est difficile de maintenir une trajectoire lors d'un saut. Ce qui paraît simple dans l'idée l'est moins en réalité, et les chutes s'accumulent, parfois sans qu'on comprenne pourquoi. Faith se déportera alors vers la gauche ou la droite pour un simple problème de caméra, vers une chute aussi mortelle pour elle qu'éclaboussante pour les passants. Heureusement le jeu s'arrange pour nous indiquer quels éléments du décor peuvent se prêter à ces acrobaties, grâce au "Sens Urbain" de Faith. Comprenez, la faculté de repérer les éléments

Interactifs colorés qui contrastent avec le blanc éclatant de la ville. Cette fonction mettra même en surbrillance les policiers qui vous barreront la route. Lors de ces rencontres, votre sens urbain ne vous servira pas à faire des politesses à ces messieurs, mais à les désarmer à l'aide de la touche triangle, au moment où votre 6ième sens colorera l'arme en rouge. L'usage d'armes et le combat offensif étant à éviter. La police, parlons-en. Ces empêcheurs de tourner ne rond ne vous lâcheront pas, et vous pousseront à la faute dans des situations périlleuses en vous canardant depuis leur hélico. Détail ironique et illustrant les premières faiblesses du titre : votre conseiller qui peut tout voir depuis sa planque grâce à un radar à flic s'étonnera de trouver ces derniers partout. Le prétexte de la société sécuritaire masque à peine l'absence de variété des ennemis. C'est simple, ils ont tous la même tronche. Ceux-ci semblent venir de partout et de nulle part pour vous barrer la route.

On croit ainsi parfois être sur la bonne voie de par la présence ultra scriptée des ennemis, pour finalement échouer dans un cul-de-sac. Il est alors énervant de réaliser que les développeurs prennent la peine de coder des ennemis afin qu'ils apparaissent dans des culs-de-sac. Par où arriveraient-ils? A travers le mur? La possibilité de fausses pistes est assez frustrante comme ça. Les développeurs ont pensé à aider les joueurs en indiquant la bonne direction après pression du bouton "rond". Hélas, si en extérieur la caméra pointe vers notre objectif à l'horizon, en intérieur cette fonction ne donne qu'une vague idée de l'orientation à prendre, désignant parfois un mur, ni plus ni moins. On comprend alors qu'on puisse pester contre l'apparente infaisabilité de certains niveaux, d'autant que les poulets ne vous laisseront pas le temps de comprendre votre erreur. Mieux vaut donc commencer en mode facile pour une première partie et s'armer de patience.

Au niveau de la durée de vie, si on ne compte pas les blocages et les prises de têtes, 5 à 6 heures devraient faire l'affaire pour la partie scénarisée. Le jeu propose des succès/trophées sans grand intérêt qui se débloquent presque tous en une partie sans qu'on y fasse attention. Les décors sont parsemés de sacs jaunes à dénicher, un peu comme les trésors d'Uncharted : Drake's Fortune. Plus dans l'esprit de la discipline sportive de « Parkour » dont s'inspire le jeu, un mode contre-la-montre est proposé en plat de résistance. Le joueur doit finir un niveau en passant par des points de contrôle, et pourra affronter son propre fantôme pour améliorer ses performances et comparer ses scores en ligne. L'intérêt du mode réside dans les sensations qu'un mouvement fluide procurera au joueur averti : vitesse, extase, liberté. Il suffit de refaire les premiers niveaux pour s'en apercevoir, Mirror's Edge est un jeu qui se rejoue plus qu'il ne se joue.
 
 
Vidéo Test de Mirror's Edge
 

On ne peut pas se méprendre sur la qualité générale du titre, sur l'effort fourni par DICE pour nous surprendre en changeant notre point de vue de la troisième à la première personne, même si les défauts sont aussi gros que les qualités. Les critiques les plus sévères accusent Mirror's Edge d'être assez vieillot dans son approche punitive du par-cœur comme prix de la progression. Et j'en suis d'autant plus que les blocages sont dûs à une absence relative de préparation aux situations rencontrées. On admettra d'un autre côté que les jeux d'aujourd'hui sont trop dirigistes, et nous tiennent la main du début à la fin, pour ne pas dire autre chose. On citera finalement une annonce radio entendue dans un ascenseur de Mirror's Edge : « Les jeux vidéos ont été interdits, seuls les jeux sans interactivité sont tolérés ». Méditons là dessus.
Informations complémentaires
Mirror's Edge
Mirror's Edge
 
» Support : Xbox 360
» Editeur : Electronic Arts
» Développeur : DICE
» Etat : En développement
» Autres supports :
- Playstation 3
- Xbox 360
 
» Date FR :
- 11 Novembre 2008

» Date US :
- Non communiquée

» Date JAP :
- Non communiquée
 
» Site Internet
 

On en parle ici aussi
» Le DLC Mirror's Edge fait envie !
» Catastrophe pour Mirror's Edge
» Test : Mirror's Edge
» Mirror's Edge aura son DLC
» MGS 08 : vidéo Mirror's Edge
» Mirror's Edge en démo
» Mirror's Edge en démo
» Une démo pour Mirror's Edge
» Vidéo : Mirror's Edge
» Un site français pour Mirror's Edge

Publicité