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Soul Bubbles est un titre atypique. Atypique dès son écran titre, où l’on vous précise que ce jeu ne contient ni de « voitures de course », ni de « soldats post-apocalyptiques », ni « d’elfes, orcs ou magiciens », ni de « combats sanglants ». Un avertissement pour le moins étrange, mais qui n’empêchera pas le joueur de passer un agréable moment. Le vent nous portera Difficile d’expliquer le concept de Soul Bubbles en quelques mots. Concrètement, vous incarnez un vieux chaman, un psychopompe pour utiliser les termes exacts qui aura pour mission de mener les âmes perdues de la planète vers le repos éternel. Sa tâche n’en sera néanmoins pas aisée, nos braves esprits étant de nature un peu frileuse et vulnérable. Le seul rempart contre les dangers de la nature sera donc de les enfermer dans une bulle, bulle que notre chaman devra guider grâce à son souffle à travers des niveaux labyrinthiques parsemés de piège en tout genre. La jouabilité se veut simple et intuitive. Notre personnage faisant office de pointeur du stylet, une simple pression sur l’écran tactile dans une direction vous suffira à diriger votre bulle. On appréciera au passage qu’il ne faille pas replacer le passeur d’esprit à chaque coup puisque celui-ci possède l’immense faculté de se déplacer instantanément sur l’écran, plus précisément là où le joueur le décide. Notre héros n’est pas seulement un sorcier, c’est aussi un magicien.
Une magicien qui aura dans sa besace tout une panoplie de masque (seulement trois à vrai dire), qui l’aideront grandement face aux forces hostiles et à l’architecture des niveaux parfois très tortueux, mais dotés d'un level-design parfois remarquable. Le premier d’en eux, le masque du tigre, sera surtout utile pour découper, trancher ou fendre votre bulle en deux, trois, quatre et même parfois cinq petites bulles indépendantes. Très utile donc pour traverser des tunnels très étroits, ou activer des mécanismes. Les ennemis devront également craindre le redoutable masque du tigre, puisque ce sera votre seul arme durant toute l’aventure. Un crapaud essaye d’attraper votre bulle avec sa langue ? Trancher-la lui. Des hautes herbes vous gènes ? Débroussaillez tout ça ! Dans un tout autre ordre d’idée, le masque de l’oiseau vous permettra de dessiner une bulle vide. Loin d’être anecdotique, cette bulle pourra contenir de l’eau (si celle-ci est dessinée proche d’une source d’eau) afin d’éteindre un feu un peu trop gênant, ou de la fusionner avec votre « bulle-esprit » afin de la rendre un peu plus grosse…Si je vous dis que certaines énigmes sont basées sur la taille de votre bulle, je vous laisse imaginer la suite… Enfin, le masque de l’éléphant, moins utile, interviendra de temps en temps pour éclater des bulles vierges inutiles ou réduite la taille de votre « bulle-esprit ». Chaman King
Vous l’avez compris, Soul Bubbles regorge d’ingéniosité et de créativité, et si le concept peut paraître répétitif de prime abord, il n’en est rien réellement. Le titre sait se renouveler constamment, niveau après niveau, avec de nouvelles énigmes, de nouveau piège ou de nouveaux ennemis. On sera par ailleurs surpris d’utiliser des armes dans les niveaux plus avancés, des armes bien entendu biologiques puisque directement issues de la flore locale. Un jeu frais et rafraîchissant je vous dis, baigné d’une bande son qui colle parfaitement à l’esprit du titre. Venons-en maintenant aux points qui fâchent. Outre une relative facilitée de l’ensemble, on regrettera une durée de vie un peu faible malgré les 40 niveaux qui composent le titre. Il ne faudra pas plus de trois après-midi pour boucler l’aventure pour les plus acharnés, et l’absence de mode jeu supplémentaire n’aideront à rehausser le challenge ou la durée de vie. Dommage. On notera par ailleurs un petit souci de jouabilité, il arrive en effet que la bulle parte dans une direction sans notre consentement, mais rien de grave cependant ; ainsi qu’un scénario somme toute maigrichon. Pour le reste c’est du tout bon, Soul Bubbles rempli à merveille son contrat, à savoir un jeu original qui exploite de façon intelligente l’écran tactile de la Nintendo DS. Et puis un bon jeu sans voitures de course, soldats post-apocalyptiques ou combats sanglants, c’est assez rare finalement. 
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