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Ninja Gaiden est un nom qui fait trembler d’excitation les admirateurs de Ryu Hayabusa, le charismatique héros de la saga. Ainsi, lorsqu’en octobre dernier, on nous annonçait Ninja Gaiden II, toute la communauté s’est mise en ébullition. Il faut dire que l’épisode sorti sur Xbox (puis sur PS3) proposait du lourd : un gameplay solide et jouissif, servi par une réalisation de bonne facture et un level design recherché. Mais Ninja Gaiden, c’est également un titre exigeant, éprouvant parfois. La réputation de la série s’est en partie fondée sur ce côté hardcore, où les réflexes du joueur sont mis à contribution et où la crise de nerfs n’est jamais très loin du Game Over. Sur les traces de son aîné, Ninja Gaiden II tente donc de se surpasser, afin de nous offrir le meilleur du jeu d’action. Verdict. " Pardon Chérie, ça va couper " 
Pour commencer, il faut savoir que l’histoire de Ninja Gaiden II n’est pas ce que l’on a vu de plus passionnant dans la sphère vidéoludique. Grosso modo, un Clan rival au vôtre s’est allié à des gros vilains et tentent de réveiller le Grand Démon, qui pourra alors semer le chaos et la mort sur Terre. Si le scénario est quelque peu décousu, on soulignera tout de même la mise en scène séduisante du tout, avec notamment des cinématiques réussies et des personnages haut en couleurs. La justesse des voix (anglaises ou japonaises) n’y étant sans doute pas étrangère. Comme vous vous en doutez donc, cette histoire est en fait un prétexte pour notre Ryu de se lancer à la poursuite des Démons, qui lui en feront voir de belles.
Pour mettre un terme au joug de ces scélérats, Ryu possède bien sûr toute une panoplie de coups et de mouvements. On retrouve ainsi les traditionnels sauts, la possibilité de marcher sur les murs ou l’eau, ou encore la faculté de rebondir entre deux murs afin d’atteindre un sommet. En fait, c’est surtout au niveau des combats que notre petit ninja s’est amélioré. Nouvelles armes entraînant nouveaux combos, les options pour mettre à mort sont maintenant nombreuses et variées : cela va de la décapitation au découpage des membres, ou pourquoi pas une simple entaille dans l’abdomen, qui coupera immédiatement votre ennemi en deux. A l’instar de Ninja Gaiden, des armes de jet (shurikens, arc etc) sont également à votre disposition, sans oublier les fameux ninpos, ces sorts à utiliser lorsqu’on est entouré par une vague d’ennemis.
Et ça tombe bien, puisque des ennemis, vous allez en croiser durant votre périple ! Entre New York et Venise, en passant par une jungle mystérieuse ou encore une petite ville de Russie, de nombreux monstres et ninjas se mettront en travers de votre chemin. Et c’est là que le carnage commence. Avec ses nombreuses armes (plus de 7 armes de mêlée), Ryu coupe, tranche, décapite, avec une fluidité exemplaire. A l’écran, cela donne des gerbes de sang qui jaillissent de partout. Une fois l’ennemi amputé, vous pourrez même appuyer sur Y pour l’achever définitivement. En plus d’une scène classe où Ryu découpe littéralement l’ennemi, vous repartirez avec plus de Karma (la monnaie du jeu, en quelque sorte). Il est ainsi très jouissif de finir un combat en constatant que Ryu a complètement refait la déco : murs couverts du sang de nos ennemis, dont les cadavres mutilés jonchent encore le sol. On regrettera néanmoins une caméra parfois capricieuse, surtout lors des combats dans les espaces confinés. Hayyyyaaaaaaaaa (busa) Comme dit précédemment, notre ninja visitera de nombreux environnements lors de son aventure. Toutefois, il faut préciser que contrairement à son aîné, Ninja Gaiden II abolit totalement le côté exploration. Itagaki et son équipe ont souhaité faire un jeu d’action pur, et les niveaux sont d’une linéarité dont seul le level design souvent convaincant et varié pardonnera ce désagrément. Des phases de plate-forme sont également proposées, et permettent de souffler entre deux combats. De même, les points de sauvegarde sont cette fois disséminés régulièrement, et permettent au joueur de progresser aisément dans les niveaux tout en lui offrant un challenge ardu. Au niveau de la difficulté d’ailleurs, Ninja Gaiden II propose un large panel : d’une difficulté moyenne où les ennemis donneront du fil à retordre, jusqu’au niveau le plus élevé, où le moindre faux pas est directement sanctionné par un Game Over. Parfois abusif, le soft de la Team Ninja s’est néanmoins ouvert aux néophytes et aux moins hardcore en restaurant automatiquement la barre de vie de Ryu dès qu’un combat est fini. Une bonne idée qui permet à chacun de progresser à son niveau.
D’un point de vue purement technique, Ninja Gaiden II offre un bilan mitigé. Visuellement, le titre est convaincant, davantage grâce à la fluidité des images et des mouvements ou à certains effets graphiques (gerbes de sang, éclairs, feu etc) que le niveau de détails, tout juste correct. Le design général est globalement satisfaisant, mis à part peut-être un ou deux niveaux à l’architecture douteuse. En fait, le problème de Ninja Gaiden II provient surtout de bugs assez dérangeants. Un ennemi qui se coince on ne sait par quel miracle derrière un mur, Ryu qui n’arrive pas à monter un simple rebord, ou encore un lag flagrant lors d’une scène vers la fin du jeu. La bande-son, quant à elle, est largement agréable, jonglant entre thèmes frénétiques et teintés de hard rock, et d’autres mélodieux. Sachez enfin que les dernières aventures de Ryu Hayabusa nécessiteront entre 13 et 15 heures avant d’admirer le générique de fin (par ailleurs très réussi).
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