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Avant d'aborder le sujet principal de ce test, revenons tout d'abord sur la licence Dragon Ball qui, ces dernières années, se bagarre à coup de "Ken qui chie" et "Brrr Il Caille"... Pardon, Tenkaichi et Budokai. Deux noms à consonance japonaise dont je serais incapable de vous donner la définition (si tant est qu’il en existe vraiment une), mais dont je pourrais vous dire la grande différence : le gameplay. Si ces deux licences ont su marquer leur époque avec un contenu différent au gré des années (ajouts de nouveaux personnages, système de transformation et j'en passe), il semblerait que ce nouvel opus intitulé Burst Limit, développé par le studio Dimps (série des Budokai), s'assied un peu trop sur ces acquis. Explications. "Limit" c'est le mot Depuis le début, l'accent sur ce nouvel opus a été très clairement la mise en avant du côté visuel du soft, et non le contenu. Maintes et maintes fois imagé, démontrant à nouveau qu'en matière de cel-shading, l'ère haute définition repoussait les limites des graphistes procurant un rendu proche du dessin animé et du trait du manga, on ne peut que rester convaincu par la modélisation des personnages. Outre ces graphismes, vous l'aurez compris, Burst Limit comme son homologue Budokai premier du nom, proposera à nouveau de s'embarquer dans une des saga Dragon Ball et ainsi revivre les moments clés de la série. D'ailleurs, nouveauté apportée au soft, puisque ces moments clés seront à déclencher durant le combat en réalisant des techniques spécifiques. Le combat se stoppant net faisant place à une rapide "cut-scene". En d'autres mots, scénaristiquement parlant, on reprend Budokai (qui va de l'arrivée de Radditz sur Terre, jusqu'à la mort de Cell) que l'on ponctue de cinématiques. Mouais.
Il ne faudra donc pas s'attendre à la ribambelle de personnages, puisque 21 (que nous pouvons citer) sont au final disponibles : Carotte Kakarotto (Sangoku), Vegeta, Alcoolique Piccolo, Gohan enfant, Yamcha, Tenshinhan, Krilin, Gohan adolescent, Radis Radditz, Recoom, Ginue, Freezer, C-16, C-17, C-18, Trunks futur, Cell, Saibai Man, Baddack et Broly. Chaque personnage disposant de ses propres transformations, on peut plus ou moins considérer cela comme des personnages semi-supplémentaires. Et cela ne va pas non plus en s'arrangeant car uniquement 8 arènes sont à débloquer. Et la, je vous entends dire "pfff c'est bidon la durée". D'un côté, vous n'avez pas totalement tort, mais on notera toutefois l'arrivée dans la série Budokai d'un mode en ligne qui permettra de s'affronter parmi les différents Saiyens que peuplent notre Terre ! Espérons que sur le long terme, ce dernier obtienne une meilleure fréquentation que l'opus Tenkaichi 3 sur Nintendo Wii. Pour rentrer vivement dans le sujet, sans trop tailler ce nouvel opus, c'est malheureusement une fois le pad en main que l'on se rend rapidement compte des défauts du jeu. A commencer par les graphismes. Si la modélisation des personnages ainsi que les mouvements comme nous le disions en introduction sont dans l'ensemble bluffant, le reste de l'écran à savoir l'arrière plan et les contours de l'écran ont un effet de blur (flou) omniprésent, gâchant un peu l'expérience. Bien que cet effet soit nettement moins présent sur une télévision compatible HD, je doute encore que tous les foyers soient équipés en ces technologies et c'est fort dommage pour ceux qui jouent sur du LCD non HD. Le combat étant entamé on se rend rapidement compte qu'il s'agit bien du Budokai-like. Exit donc la liberté dans les décors et les éléments destructibles. Et c'est fort dommage, bien que cela reste du combat rapproché (ce n'est pas un mal), on aurait souhaité avoir des arènes un peu plus vivantes avec la présence d'éléments à détruire. Car là (technique omise), on a l'impression de refaire un bond en arrière à l'époque de la SuperNes et Megadrive. Une arène vide, un arrière-plan, point. Dommage. Enfin et pour terminer cette première analyse, la bande-son n'est vraiment pas adaptée à l'univers. D'une part, hormis le générique d'introduction, aucune musique ne colle vraiment à l'esprit Dragon Ball et d'autre part le doublage américain par défaut est vraiment négligé. Les expressions utilisées sont beaucoup trop souvent identiques : dammit ! damn you ! get ready ! don't give up etc.. Nous vous conseillons vivement de changer le doublage dans les option du jeu. Bref, tout un tas de petits défauts qui font qu'au final, le titre cumule et ne mérite pas franchement la chandelle que les spots publicitaires pouvaient laisser sous entendre (d'ailleurs une partie du budget est peut-être trop parti la dedans va ! qui sait). KAME-HAME-HA.
"Un gameplay bien rodé" Ce sont donc les combats et le gameplay qui risquent de faire l'atout principal du jeu. Il n'est plus question d'un jeu de fuite, mais de combat rapproché rendant donc le tout plus dynamique et énergique que la série Tenkaichi. La prise en main restant simple, il n'est pas nécessaire d'être un professionnel pour enchainer coups de poings et coups de pieds, ainsi que boule de feu. D'ailleurs, l'époque du quart de cercle pour faire une boule d'énergie est révolue, puisqu'il suffira comme à l’accoutumer de presser la croix directionnelle vers le haut et le bouton de boule de feu pour ainsi déclencher une attaque spéciale. Quant aux combos, ils sont dans la majorité des cas simplistes à apprendre, et ce n'est pas un mal puisque cela permet à n'importe qui de prendre le soft en main. Autre nouveauté dans la série, lors du choix de votre personnage, il sera possible à l'instar de la série The King of Fighters de choisir un "extra character" qui pourra vous aider ponctuellement durant le combat. Ce dernier intervient à l'aide d'une cut-scene et pourra certainement vous sauver des griffes de votre ennemi. Mais la encore, si scénaristiquement parlant, ces cut scenes sont intéressantes et permettent de revoir des moments clés du manga, elles deviennent un peu trop pesantes sur le long terme, et enlèvent énormément de la dynamique du combat. D'autant plus que certaines expressions et passages sont copiés/collés d'un personnage à un autre. Prenez par exemple, l'introduction du combat, ou votre adversaire se mange un violent coup dans l'estomac, vous pouvez être certains que quelque soit le personnage, il s'agira du même angle et de la même expression qui apparaitra. Encore une fois dommage, on aurait souhaité que chacun puisse avoir son propre comportement.


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