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Connus notamment pour avoir œuvré sur quelques perles telles que GoldenEye 64 ou encore les trois excellents opus de la série TimeSplitters, Free Radical planchait depuis de nombreux mois sur le mystérieux Haze, d’abord multi-plateformes, avant de devenir finalement une exclusivité Playstation 3. Pour la petite histoire, Haze nous propulse dans le futur, à une époque où la société Mantel emploie des soldats dopés au Nectar pour faire régner la loi. Le Nectar, c’est une drogue qui, une fois injectée dans le corps d’un individu, décuple ses forces, sa vision, sa vitesse, son endurance, etc. Pourtant, sous cette apparente source de bonheur jaunâtre se cache de biens vilaines intentions… Haze est parti pour le show ! On ne va pas tenter de faire planer un simulacre de suspense dans les premières lignes de ce test, non, Haze n’est pas vraiment le hit attendu. Pire encore, celui-ci serait même à classer dans la catégorie des FPS très moyens, que les vendeurs de magasins spécialisés conseillent à leur client d’acquérir éventuellement en occasion, si ceux-ci ont déjà vécu la joie d’un Call of Duty 4, d’ un Condemned 2 (dans un style différent certes), ou même d’un Resistance : Fall of Man. En effet, dès les premières minutes de jeu, l’ambiance est plombée par un background futuriste juste pas original pour un sou, avec une société mystérieuse faisant régner sa loi sur le monde jusqu’au moment où… Le soft nous permet d’incarner un soldat de la société Mantel, et les premières missions consisteront à éliminer les vilains rebelles en compagnie de nos frères d’armes, au QI un poil plus développé que celui des plus grands esthètes du R’n B français, c’est vous dire. Outre une synchronisation labiale à l’ouest, les doublages sont criards et l’on peine à croire que ce sont les mêmes développeurs qui avaient su conférer l’ambiance sensationnelle des TimeSplitters, qui ont travaillé sur ce projet. C’est plat, fade, mal joué, et l’on s’attend donc au pire… Une fois les cut-scenes bouclées, nous voilà donc pad en main, avides de découvrir ce que le soft a réellement à nous offrir. Et là encore, même si l’on n’atteint pas la même médiocrité que le background général du soft, l’ensemble est d’un classicisme à toute épreuve, et hormis le système de nectar, on a sérieusement l’impression de rejouer à l’un des premiers FPS de l’ère new gen. Les décors semblent désespérément figés, la maniabilité est rigide à souhaits, l’IA des ennemis ne convainc guère et même si quelques « subtilités » sont là (comme la possibilité de faire le mort), l’ensemble est une fois de plus bien trop basique, surtout après le passage de hits tels que Gears of War ou Call of Duty 4. Le level design n’est pas non plus très inspiré, et l’on passera ainsi d’une jungle pauvrette, à un semblant de canyon épuré, puis par des bâtiments peu détaillés… On appréciera néanmoins la possibilité d’effectuer la campagne solo en mode coopération, et ce, à n’importe quel moment de la partie. Reste cependant que le soft souffre de bien trop de tares techniques pour procurer un réel plaisir de jeu. La campagne est par ailleurs relativement courte dans l’ensemble, et il ne faudra pas compter sur plus de dix heures de jeu grand maximum. Ubisoft l’a mauve Haze ? Inutile donc de tergiverser des heures concernant ce pauvre Haze qui aura tant fait parler de lui durant son développement. Tour à tour comparé à Crysis, puis à Halo 3, le soft souffre finalement d’un véritable déluge de tares ludiques comme son manque de créativité, sa linéarité, son gameplay poussif, ses graphismes bas de gamme, son ambiance vue et revue mille fois, sa campagne solo trop courte, ses bugs à foison, son IA à l’ouest…. Bref, mis à part nous permettre, à nous autres journaleux du jeu vidéo, de proposer toute une ribambelle de jeux de mots plus navrants les uns que les autres avec son titre, Haze ne laissera pas l’ombre d’un souvenir aux amateurs de FPS, et résulte donc en un énorme pétard mouillé, une erreur incompréhensible de la part de Free Radical que l’on espère voir réparée avec un TimeSplitters 4 irréprochable lui.

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