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Même si cette popularité n'est pas la même chez nous, la qualité d'une telle saga est indéniable : un scénario en béton, un design toujours aussi recherché et une bande-son superbe. C'est donc avec impatience que l'on attendait la suite des aventures de Phoenix Wright... Ou plutôt d'Apollo Justice ! Capcom ayant volontairement laissé de côté le 3° opus de la série (jugé comme étant le moins intéressant des 4), on se retrouve directement avec le 4° volet de la série intitulé : Ace Attorney Apollo Justice. Vous serez cette fois dans la peau du jeune Apollo Justice, avocat tout frais sorti de l'université, bercé durant ses études par les histoires du mythique as du barreau : Phoenix Wright. Finies donc les aventures de ce cher Phoenix ? Absolument pas, étant donné qu'il sera votre premier client ! De tout temps, le point fort des Ace Attorney fut le scénario toujours parfaitement ficelé, rempli de rebondissements inattendus qui vous scotchent littéralement à votre Nintendo DS et qui vous font perdre toute notion du temps : « Allez je termine cet acte, il n'est que ... 4h du matin ! », voilà le genre de réaction qui risque de vous arriver si vous rentrez dans le monde des Ace Attorney. L'orage foudroie Julien Courbet (sans aucun doute)... Graphiquement, le style n'a pas changé, de très jolis sprites colorés en 2D offrent un rendu style manga très chaleureux et le design des personnages est absolument unique, petit plus dans cet épisode, l'apparition de petites scènes en 3D et ce, surtout lors des reproductions des scènes de crime. On vous demandera alors de montrer certaines choses ou de déplacer des objets. La bande-son est, comme dans les autres épisodes, de très bonne facture et permet une très bonne immersion dans le monde d'Apollo Justice. Ce n'est donc pas étonnant de voir régulièrement apparaître des OST au Japon à chaque sortie d'un Gyakuten Saiban voire même des concerts avec un orchestre philharmonique.
Les fonctionnalités de la Nintendo DS sont pleinement exploitées, vous vous retrouverez donc à jouer le petit détective en cherchant des empreintes digitales en soufflant sur votre DS, ou bien vous vous retrouverez à mixer des bandes sonores afin d'en extraire de précieuses preuves. Au rayon des nouveautés, notre ami Apollo a la possibilité de détecter le fait que les gens mentent en observant leurs tocs. Lors des interrogatoires, des « cut-scènes » qui zoomeront sur la personne interrogée auront lieu, vous devrez alors détecter la zone sur laquelle le personnage a un toc (par exemple dans son cou). Cela aura pour effet de déstabiliser la personne et vous faire continuer l'histoire. Pour ce qui est de la durée de vie, comptez une petite quinzaine d'heures pour venir à bout des 4 nouvelles histoires qui vous seront proposées. La durée de chacune de ces histoires varie, pour avoir un ordre d'idée, la première affaire se résoud en un petit peu moins de deux heures. Objection ! Toutefois, ce nouvel épisode de Ace Attorney n'est pas exempt de tout reproche. En effet, après l'agréable surprise du premier opus, on a franchement l'impression que nos amis de chez Capcom ne se sont pas trop forcés : on reprend les bases, on ajoute quelques petits trucs histoires que le tout ait l'air neuf et hop, voilà un nouveau Ace Attorney. Ceux qui n'ont jamais fait les épisodes précédents ne s'en rendront pas compte, les autres se sentiront un peu lésés de par le peu d'innovation proposée, toutefois cette remarque à l'air d'être remontée jusqu'aux oreilles de l'équipe de développement étant donné que le 5° opus (en cours de développement) a clairement montré une nouvelle orientation au niveau du gameplay. Après, Ace Attorney souffre (mais cela est voulu) du fait que le scénario soit très linéaire, vous n'agirez pas mais plutôt réagirez tout au long de l'histoire, ce qui pourra frustrer certaines personnes désireuses d'être plus indépendantes.

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