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TEST - Xbox 360
par Victor Vitale, ajouté le 4/5/2008
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Crime, trahison, vengeance. Trois mots qui mèneront la vie de Niko Bellic, jusqu'à son arrivée à Liberty City, ville de tous les dangers.
• Grand Theft Auto IV

Qui ne connaît pas Grand Theft Auto ? Aujourd’hui, il faut avouer que peu de joueurs ont échappé au phénomène. Souvenez-vous, la saga prend ses sources il y a 10 ans, sur PC. Après deux premiers épisodes au succès peu retentissant, Rockstar décide de bousculer les choses en exploitant la 3D. Le fameux GTA III est né, et avec lui un nouveau genre. Amoral et violent, le soft nourrit de nombreuses polémiques, tout en étant de plus en plus adulé par les joueurs. Plus tard sortent GTA Vice City et San Andreas, deux volets qui ont aidé à la réputation (glorieuse ou non, à vous de voir) de la désormais mythique saga. Vendue à des millions d’exemplaires, la licence Grand Theft Auto débarque donc aujourd’hui sur Xbox 360 et PS3, pour un quatrième épisode qui repousse les limites du genre qu’il a lui-même instauré. Chronique d’un jeu qui n’a pas fini de faire parler de lui.

" I killed people, smuggled people, sold people "

Comme vous avez déjà du le lire ici ou ailleurs, Nikolaï Bellic est un immigré d’Europe de l’est, qui se rend à Liberty City pour vivre le rêve américain avec son cousin, Roman. Mais ce que Niko ne sait pas, c’est que Roman vit davantage le cauchemar américain que le rêve, et sera vite entraîné dans cette galère. En manque d’argent, les deux amis se tournent vers les jeux clandestins, le marché noir, la drogue, et autres activités illégales. Mauvaise pioche. Ils vont alors se frotter aux sombres affaires de la mafia et fréquenter un tas de personnages peu fréquentables. Voilà pour l’intrigue principale, à laquelle se greffe le passé qui hante Niko, ainsi que de nombreux rebondissements inattendus qui rythment parfaitement l’aventure. Fort de son histoire sombre et captivante et de personnages charismatiques, le soft s’offre également une mise en scène d’excellente facture, avec des cut-scenes de qualité, et des dialogues vifs et intéressants, où « motherfuck » et autres noms d’oiseaux ponctuent chaque phrase.

Violent, le jeu l’est tout au long de son déroulement. En effet, vous n’êtes pas savoir qu’un GTA consiste à atteindre le sommet de ce qu’on appelle la chaîne alimentaire par tous les moyens possibles. Autrement dit, bouffez l’autre, ou vous y passerez. Pour cela, vous avez à votre disposition différents éléments. Premièrement, votre téléphone portable (sisi, je vais vous expliquer), qui permet de joindre amis, votre boss actuel (on en change souvent, si vous voyez ce que je veux dire), petite (ou petit) amie, ou encore faire rappliquer les flics ou une ambulance, en composant le 911. Marrant. Omniprésent, le portable vous suivra partout, et se montre un intermédiaire très efficace et jouissif à utiliser pour contacter les différents personnages du jeu (ou faire sauter une bombe à distance, occasionnellement). Outre cette nouveauté qui est au cœur du gameplay, Rockstar a également bouleversé pas mal de choses. Ainsi, la seconde grande nouveauté se situe au niveau des gunfights. Vous vous rappelez des séances de flingues des trois anciens GTA, où il s’agissait de locker une cible puis de tirer dans le tas, un peu au hasard ? Et bien oubliez ce système archaïque et approximatif à souhait, avec GTA IV, vous êtes plongés au cœur de l’action, avec une caméra à l’épaule dynamique et un système de visée revu, fortement inspiré de l’excellent Gears of War. A l’instar du titre d’Epic Games, il est désormais possible, à l’aide de la gachette LT, de viser l’ennemi, puis avec RT, de tirer. Simple comme bonjour. Ce mécanisme est renforcé par la possibilité de se plaquer contre un mur, puis d’ajuster pour tirer ou de tirer à l’aveuglette. Un résultat d’autant plus convaincant que le titre offre une localisation des dégâts très poussée, des niveaux au level design recherché, des décors destructibles, le tout saupoudré par une IA digne de cette appellation. Notez par ailleurs que la jauge de vie s’affiche désormais autour de la boussole, sous forme d’une barre circulaire, et que la vie est précieuse. Gare à vous !

" What's this fucking car ?!! "

L’autre grande nouveauté de ce GTA IV est la conduite des véhicules. Toujours dans un souci de réalisme, les développeurs ont totalement modifié la gestion des voitures, motos, hélicos ou encore bateaux. Il faudra donc un petit temps d’adaptation pour maîtriser la conduite, qui repose désormais sur un élément important : le frein. Ainsi, fini les virages pris à 150 km/h, à moins que vous aimez goûter au bitume. Car oui, il y a de fortes chances qu’à une telle vitesse, Niko soit projeté à l’avant de la voiture en traversant le pare brise, sur plusieurs mètres. Le résultat est saisissant et criant de réalisme, ce qui nous mène à évoquer le moteur 3D du soft. De ce côté également, Rockstar a sorti le grand jeu. C’est simple, de ma (relativement courte) vie de joueur, rares sont les jeux où l’animation des personnages est si bluffante. Un exemple, Niko saute de son hélicoptère du haut d’un building, avant sa chute, le héros tentra de se débattre en gesticulant bras et jambes, dans des mouvements très convaincants (testé et approuvé). De manière générale, on peut féliciter les développeurs pour l’énorme travail artistique et graphique réalisé pour ce GTA IV. Liberty City propose une carte titanesque, des bâtiments aux dimensions et façades toutes différentes, des graphismes fins et qui flattent pas mal la rétine, ainsi qu’une profusion de détails (notre ami sanji en parle dans son vidéo test, visible ici) et de personnages et véhicules variés. Mention spéciale aux explosions et à la modélisation de l'eau (avec ses ondulations), qui forcent le respect. Néanmoins, un léger clipping viendra parfois gâcher votre course poursuite sur l'autoroute, sans nuire aucunement au plaisir de jeu, heureusement. Et des courses poursuites, vous risquez d'en connaître plus d'une, grâce à des policiers toujours plus vigilants qui n'auront de cesse de vous traquer à la moindre infraction. Pour l'occasion, le système des fameuses étoiles de recherche a également été repensé. Dorénavant, il faudra fuire la zone de recherche indiquée sur le radar, avant de pouvoir espérer semer définitivement les flics. Un concept sympa qui diversifie pas mal les courses poursuites.

Variété, c’est également le maître mot des missions proposées. Du simple deal de drogue au braquage d’une banque nationale, vous traverserez toutes sortes de situations, toutes plus fun et jouissives les unes que les autres. Sans compter les missions annexes, que vous pouvez effectuer grâce à vos contacts du portable, ou encore les rencontres avec les divers personnages vus sur Internet, au Cybercafé ! Celles-ci vont de la simple partie de billard, à une tournée dans le dernier bar branché, jusqu’à la copulation pure et simple. Evoquons également la bande-son, point primordial dans GTA, également très bien garnie pour cet opus, avec des radios qui satisferont tous les goûts et toutes les tendances (de l’électro au classique, en passant par le rock et le reggae). Enfin, côté durée de vie, comptez une bonne trentaine d’heures pour la quête principale, rajoutez la même chose pour les quêtes annexes, puis quintuplez le tout grâce à un mode en ligne ultra complet (un vidéo test de notre sanji sera disponible prochainement sur ce mode, stay tuned !), et enfin, comptez vers l’infini, car il y a toujours quelque chose à faire dans Grand Theft Auto IV.


En somme, Grand Theft Auto IV constitue une petite révolution à lui tout seul. Poussant le réalisme à son paroxysme, le titre offre également une liberté d’action sûrement jamais atteinte dans un jeu-vidéo, soutenue par un terrain de jeu gigantesque et un gameplay dont les fondements ont été totalement revus et corrigés (refonte du système de visée, de la conduite, apport du téléphone portable etc.), pour notre plus grand bonheur. Jouissif et addictif, le dernier né de Rockstar se permet également d’offrir un scénario en béton et captivant, une bande-son du tonnerre, et surtout une réalisation enfin digne de la grande saga qu’est devenue Grand Theft Auto. Rajoutez à cela un mode en ligne très complet, et vous obtenez l’un des meilleurs jeux next-gen, et le meilleur GTA. Rien que ça.
Informations complémentaires
Grand Theft Auto IV
Grand Theft Auto IV
 
» Support : Xbox 360
» Editeur : Take Two
» Développeur : Rockstar Games
» Etat : Disponible
» Autres supports :
- Playstation 3
- Xbox 360
 
» Date FR :
- 29 Avril 2008

» Date US :
- 29 Avril 2008

» Date JAP :
- Non communiquée
 
» Site Internet
 

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Julien 93 a dit :
" Par contre, j'ai oublié, c'est avec la manette filaire ou avec la manette sans fil qu'il faut des piles ??? "