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Par tradition, la sortie d’un Mario Kart est toujours précédée d’une longue campagne de pubs, de tonnes d’images, d’informations et autres trailers sur le jeu. Pour ce volet, Nintendo a souhaité poursuivre dans sa logique de rupture (c’est à la mode ces derniers temps), puisqu’entre son annonce et sa sortie, Mario Kart Wii s’est laissé approcher via quelques images à peine, et des vidéos qui se comptent sur les doigts d’un pingouin. Ce manque de communication, dérangeant pour un soft de cet acabit, est-il annonceur d’une catastrophe, ou bien d’un hit dont Nintendo a voulu entretenir le secret jusqu’au dernier moment ? Le verdict sans plus tarder. C'est pas joli joli de copier (déjà lu ça quelque part) : Pour ceux qui vivraient au fond d’une grotte depuis une quinzaine d’années, rappelons le concept de Mario Kart. Il s’agit ni plus ni moins d’un jeu de kart, regroupant Mario et les personnages les plus emblématiques de l’univers du plombier moustachu, on retrouve donc Luigi, Peach, Toad, Bowser, Yoshi et j’en passe. Au total, 24 personnages sont présents, un beau casting. L’essence même de Mario Kart est le fun, de préférence entre amis. On se retrouve ainsi sur des circuits aux décors variés, à se tirer la bourre à coup de carapaces, bananes glissantes et autres items pour décrocher le sacre ultime (souvent offert au plus chanceux) : la pôle position. Pour cet épisode Wii, la firme n’a donc pas modifié sa recette : du fun, du fun, du fun, et encore du fun. Après plus de 15 ans, il est même étonnant de constater que le plaisir de jouer à un nouveau Mario Kart est toujours présent, renouvelé par des petits éléments qui, mine de rien, apportent un plus au jeu.
Car évidemment, pour son passage sur Wii, la franchise se permet d’exploiter les attributs de la dernière née de Nintendo. Maniabilité à la sauce Wiimote, mode online digne de ce nom et… c’est tout. Voici en effet les deux seules innovations apportées par ce Mario Kart Wii, auxquelles il faut néanmoins rajouter la présence inédite de deux roues (nous y reviendrons plus tard). Ainsi, grâce à un simple bout de plastique représentant un volant (le Wii Wheel) et dans lequel on insère la Wiimote, quelques coups de volant à gauche ou à droite permettent d’effectuer un virage en toute simplicité, alors que le bouton 2 servira à accélérer et le pad directionnel à lancer les items. Ce nouveau gameplay, s’il n’est pas totalement convaincant, apporte néanmoins quelques satisfactions. Comme vous vous en doutez, le fait de jouer avec un volant apporte un gros plus à l’immersion, un sentiment de réussite accru en cas de victoire, et, surtout, pas mal de fun lors des parties multijoueurs. Revers de la médaille, le Wii Wheel se révèle particulièrement approximatif et difficile à utiliser sur les circuits les plus tordus. N’espérez donc pas rester plus de 100 mètres sur la route dans un virage en descente à 180° où les rambardes de sécurité ont disparu. Ces circuits d’ailleurs, au nombre de 32 (16 nouveaux et 16 issus des anciens opus) sont, pour la plupart, plaisants à traverser, avec une mention spéciale au Bois Vermeil ou encore au légendaire Circuit Route Arc-en-Ciel, au tracé particulièrement bien imaginés. Du côté des Coupes, on reste dans du conventionnel, avec quatre lots de 4 courses, toutes jouables en 50, 100, 150 CC, puis en mode Miroir. On précisera enfin la possibilité de jouer au pad Game Cube ou à la manette Wii Classic. Les adorateurs du joystick pourront donc s’en donner à cœur joie. *ù$£ !!! de carapace bleue ! Petite parenthèse nostalgique pour évoquer les 16 circuits oldies, tous ayant bien sûr bénéficié d’un relifting graphique. Pour le bonheur des plus vieux, les musiques ont été conservées, et c’est avec une petite larme que l’on retrouve donc des thèmes mythiques de la saga. Du côté des items, les habituels bananes, éclair et carapaces sont toujours présents, avec néanmoins l’arrivée de petits nouveaux, comme le champi 1Up (New Super Mario Bros), qui triple la taille du personnage, ou encore le nuage Zap, qu’on peut essayer de refiler à ses potes en les cognant. Si vous ne touchez personne et que le nuage est resté sur vous, vous serez électrocuté. Notez également la forte propension de carapaces bleues dans ce Mario Kart Wii, surtout lors du dernier tour, de préférence à 50 mètres de la ligne d’arrivée. Nous nous sommes compris Comme vous avez déjà pu le lire dans nos colonnes, Mario Kart Wii propose le contrôle de motos. Si les puristes étaient au départ sceptiques quant à cette annonce, ils peuvent maintenant mettre leurs craintes de côté : les deux-roues offrent réellement des sensations différentes par rapport au kart, leur présence est donc tout à fait légitime. Pour différencier les conduites des deux sortes de véhicules, les développeurs ont eu la bonne idée d’incorporer un système de boost lorsqu’une figure acrobatique est réalisée lors d’un saut en moto. En plus d’un effet ultra-classieux, votre personnage profitera d’une légère accélération, idéal pour semer un ennemi un peu trop collant. Sans compter que les 16 circuits créés spécialement pour cet opus regorgent de petits tremplins et virages serrés en tout genre. On notera également la possibilité d’effectuer une roue avant, ce qui accroît encore la vitesse du véhicule. De manière générale, les deux-roues, plus légères, sont donc plus rapides que les karts, et proposent une conduite davantage « souple ». Avec toutes ces possibilités, on pourrait penser que les motos sont avantagées par rapport aux karts, pourtant il n’en est rien, les deux types de véhicules ayant chacun leurs propres capacités. Joie pour certains (dont moi), le snaking n’est plus de la partie, il devient donc possible de se retrouver sur le podium sans passer 7h/jour sur le jeu !
Et c’est tant mieux, car dans Mario Kart Wii, l’accent est mis sur la convivialité et le multijoueurs. Côté offline, on se retrouve donc avec un classique mode à 4 en écran splitté, toujours aussi efficace et délirant si l’on arrive à dégoter 3 zigotos pour une soirée Wii. Au niveau du mode en ligne, on a du lourd, voire du très lourd. Aux oubliettes le mode online de la version DS, place à des serveurs de qualité, où 12 joueurs maximum peuvent s’affronter sur tous les circuits, sans lag, et avec des temps de recherche très succins. Les modes de jeu présents (Coupes, Bataille, Fantôme etc.) assurent au jeu une diversité conséquente, avec notamment la possibilité de jouer en WiFi à deux sur la même Wii ! Des statistiques des meilleurs temps sont mêmes disponibles, histoire de pousser davantage les joueurs à exploser le chrono. Du côté multijoueurs, on félicitera donc Nintendo, qui prouve enfin qu’il peut faire du jeu en ligne de qualité, à l’instar de ses concurrents. Un bémol pour finir, la réalisation du titre, qui affiche le minimum syndical côté textures, explosions et autres joyeusetés graphiques. 

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