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TEST - Playstation 3
par Stéphane Ficca, ajouté le 21/4/2008
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Un homme, un bras, un glaive = plein de possibilités…voilà comment résumer sommairement ce Dark Sector.
• Dark Sector

Un peu comme un chanteur français contemporain au crâne rasé et au look discutable trouve son inspiration dans les textes et compositions d’un autre chanteur, mythique celui-là, aux cheveux blonds bouclés et aux indémodables lunettes blanches, Dark Sector puise un peu dans tout ce qui s’est fait de bon sur consoles ces dernières années. On y retrouve ainsi un peu de Resident Evil 4 dans la vue adoptée, un peu de Gears of War dans le dynamisme de l’action et la possibilité de se mettre à couvert, un peu de Resident Evil (encore !) pour le scénario et le virus qui rongera petit à petit Hayden Tenno, le héros de l’affaire.

C’est pas joli joli de copier !

En effet, Dark Sector nous place dans la peau d’un agent secret américain envoyé en Europe de l’Est pour éradiquer un vilain commandant de l’armée rouge, qui aime à faire mumuse avec un dangereux virus. Malheureusement pour lui, Hayden va à son tour être exposé au virus, qui va prendre possession de son bras et lui offrir ainsi quelques pouvoirs surhumains. Malgré sa mutation, Hayden se doit de poursuivre sa mission, et mettre un terme définitif aux agissements de ce savant fou  au fort accent bolchévique. Le soft adopte donc une vue relativement dynamique, avec une caméra placée derrière l’épaule du personnage et offre de très nombreuses séances de gunfights, face à des ennemis humains bien sûr, mais aussi d’autres à tendance zombifiante. Hayden dispose notamment d’un pistolet et surtout de son précieux glaive, une lame greffée à son bras droit qu’il peut balancer librement sur ses adversaires afin de leur arracher négligemment une jambe, un bras, voire même une tête de temps en temps. D’autres armes, comme le fusil à pompe ou le fusil d’assaut sont disponibles, mais celles-ci s’autodétruisent assez rapidement, ce qui force donc le joueur à user et abuser des capacités du bras génétiquement modifiée d’Hayden. Outre démembrer les ennemis, ce bras pourra également être utilisé pour activer des mécanismes ou ouvrir des portails. L’essentiel du gameplay tourne donc autour du glaive, seul véritable élément original du soft finalement.

En effet, si la vue adoptée fait grandement penser à Resident Evil 4, le gameplay s’apparente pour sa part à celui de Gears of War, en un peu moins dynamique cependant. En effet, Hayden pourra (et devra) souvent se mettre à couvert derrière différents éléments du décor, et ainsi attaquer au moment opportun. On regrettera toutefois une IA adverse pas franchement folichonne, avec des ennemis qui ont parfois du mal à se mettre à couvert, et d’autres qui attaquent inlassablement de la même manière, laissant donc au joueur tout le loisir d’anticiper leur sortie pour leur placer une balle entre les deux yeux. Il est également possible d’effectuer de petites roulades sur les côtés pour éviter une attaque rapide, et le combat au corps à corps est bien présent, Hayden prenant alors un malin plaisir à achever ses victimes avec son nouveau joujou qui lui sert de bras droit. A ce titre, il est intéressant de constater que le glaive évoluera au fil du jeu, et permettra à Hayden d’accomplir de nouvelles actions comme un lancer plus puissant, ramasser des objets au loin ou bien encore activer un effet de type bullet time, qui permet de diriger le glaive via la fonction gyroscopique de la manette. On notera également quelques affrontements bien sympas en fin d’aventure, notamment contre des boss assez énormes, même si leur charisme laisse à désirer.

Ca va trancher chérie !

D’un point de vue technique, ce Dark Sector reste tout à fait correct, et même si quelques textures feront grimacer les moins indulgents, certains effets, comme les explosions, sont très réussis et quelques passages sont très bien pensés. Dommage toutefois que le level design soit si pauvre par moments, et se contente de nous rebalancer en pleine face les standards déjà bien établis dans le domaine du jeu d’action. Les visages ne sont également pas un modèle de beauté, et même Hayden parait bien fadasse lors des différentes cinématiques. Côté son, ce n’est pas non plus la panacée absolue, avec des thèmes et des bruitages réussis, mais des doublages un cran en dessous, ce qui tend à renforcer malgré lui le côté résolument kitsch du jeu. En solo, on comptera un peu moins de dix heures de jeu pour voir le terme de cette aventure, et les deux modes de jeu en réseau ne feront pas le poids face aux ténors du genre. Bref, une aventure gentillette, pas franchement palpitante, mais qui offre néanmoins quelques bons moments de jeu. De quoi patienter en attendant les vrais hits à venir dans quelques semaines donc.


Dark Sector n’a rien du  jeu original et se contente de reprendre les bases établis par les standards du genre action pour offrir une expérience sympathique, mais que l’on oubliera aussi sec une fois le générique de fin terminé. On appréciera les quelques subtilités apportées par le glaive, mais on pestera souvent face à quelques tares techniques comme une IA défaillante, une gameplay qui manque de souplesse et une durée de vie un brin faiblarde. Un jeu à faire lors des périodes de vache maigre donc.

Informations complémentaires
Dark Sector
Dark Sector
 
» Support : Playstation 3
» Editeur : D3 Publisher
» Développeur : Digital Extremes
» Etat : Disponible
» Autres supports :
- Playstation 3
- Xbox 360
 
» Date FR :
- 11 avril 2008

» Date US :
- 25 Mars 2008

» Date JAP :
- 27 Mars 2008
 
» Site Internet
 

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» XBL : La démo de Dark Sector dispo

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