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Plutôt bien accueilli par la critique et le public, le premier Rainbow Six Vegas, malgré une durée de vie un peu brève, avait su proposer une expérience de jeu plutôt détonante, en offrant au joueur la possibilité d’incarner un soldat d’élite dans la célèbre ville du péché. Cette suite (originalement intitulée Rainbow Six Vegas 2) nous propose donc plus ou moins la même formule, si ce n’est que les développeurs nous placent cette fois dans la peau de Bishop, un nouveau personnage que l’on pourra d’ailleurs customiser à sa guise en début (et même en cours) de partie, via les nombreux équipements, vêtements et autres armes à déverrouiller. D’un point de vue plus scénaristique, le soft nous fait en quelque sorte vivre une aventure parallèle au premier opus, avec de très nombreuses références à ce dernier. Rainbow Six Vegas 1.5 ? Après avoir affublé notre bon vieux Bishop de l’équipement désiré, il est grand temps de faire ses premiers pas dans ce Rainbow Six Vegas 2. Et force est d’admettre que l’on se rend immédiatement compte que ce second opus ne révolutionnera en rien le genre, et n’apportera finalement pas grand-chose à ceux qui ont déjà eu l’occasion de parcourir le premier opus. La jouabilité reste la même et l’on conserve donc ce système de couverture ingénieux certes, mais pas très original pour le coup. On appréciera toutefois la possibilité d’ordonner à ses deux acolytes de balancer quelques grenades flashs et autres fumigènes, même si la réaction de ces derniers laisse parfois à désirer. Tout comme celle des ennemis d’ailleurs, qui ont parfois une étrange tendance à ne pas se mettre à couvert ou qui pénètrent dans une salle les uns derrière les autres et qui se font donc aligner aussi sec. Bref, hormis ces quelques soucis d’IA, l’ambiance est toujours bien posée, et incarner un soldat d’élite à la pointe de la technologie est toujours aussi fun à jouer. Les possibilités d’action sont assez nombreuses, et l’on prend toujours un malin plaisir à faire sauter une porte par ses coéquipiers, tout en passant par une autre entrée pour prendre les pauvres ennemis à revers. A noter que l’équipement se débloquera au fur et à mesure de vos actions dans le jeu et votre montée en grade, via une jauge d’expérience bien sentie, de la même manière que dans le mode multijoueurs de Call of Duty 4. Pas si Vegas que ça en plus… En fait, niveau ambiance, l’essentiel est préservé puisqu’il reprend les bases du premier opus, malheureusement, techniquement, c’est un peu le même constat. On a ainsi droit à quelques textures très limites, des lieux très redondants, et une modélisation globale quasiment similaire à celle du premier épisode. De même, le jeu reste relativement linéaire dans l’ensemble, et l’apparition de certains ennemis est assez brouillonne, notamment lorsque ceux-ci vous attaquent de derrière, environnement qui avait pourtant été nettoyé quelques secondes auparavant. D’autre part, si le premier opus nous offrait un joli dépaysement visuel de par son contexte et ses gunfights placés directement dans les casinos de Vegas, ce second épisode n’a de Vegas que de nom en fait, puisque l’on passera le plus clair de son temps dans des bureaux assez vides, des couloirs tous identiques, des extérieurs pas très détaillés… Rien de bien Vegas là dedans donc. A noter toutefois une durée de vie un brin rallongée, par le système d’expérience d’une part, et puis par un jeu un peu plus étoffé, pour peu que l’on n’opte pas pour le mode Facile en début de partie. Bien sûr, Ubisoft a également mis à disposition des joueurs un mode multi, histoire de s’adonner aux joies du mode coopératif, mieux géré qu’auparavant puisque joignable à tout moment dans le jeu. On n’échappe pas aux modes Team Deathmatch et Chasse aux Terroristes et l’on accueillera également deux nouveaux venus, mais qui ne feront pas franchement date dans l’esprit des joueurs. Bref, là encore, on sent que c’est vraiment le strict minimum qui a été consenti par les développeurs, et que ce Rainbow Six Vegas 2, sans être un mauvais jeu, se contente simplement de prolonger un tant soit peu l’expérience proposée par le premier opus, qui, sans être exempt de défaut, avait le mérite d’être original. Un petit recyclage en bonne et due forme donc, histoire de faire tomber quelques billets verts supplémentaires dans l’escarcelle de l’éditeur, sans trop se fouler finalement.
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