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Paru l’été dernier, Megaman ZX permettait de se glisser dans la peau de Vent ou Aile, deux personnages qui allaient voir leur vie et leur destin chamboulés par la découverte du Biométal, une armure conférant à son possesseur une puissance inégalée. Et bien c’est un peu le même topo ici, si ce n’est que l’on aura cette fois-ci le loisir d’opter pour Ashe, une jeune fille membre de la guilde des Traqueurs ou encore Grey, un jeune garçon découvert dans un laboratoire, enfermé dans un tube cryogénique, et qui rejoindra à son réveil la guilde des Traqueurs, ces derniers l’ayant tiré de son profond sommeil. Les premières minutes de jeu seront légèrement différentes en fonction du personnage choisi, mais la suite de l’aventure sera la même, à savoir la découverte du Modèle A, qui permettra à nos deux compères de jouir de nouveaux pouvoirs, et ainsi avoir la possibilité de sauver le monde, en éliminant un à un les différents Mavericks. La classe internationale ! La trame de ce Megaman ZX Advent se déroule donc toujours dans un futur lointain, où humains et robots avaient fini par trouver la paix, une paix régie par un groupe nommé Légion. Toutefois, de veilles ruines semblaient regorger de trésors anciens et ce fut alors une guerre sans merci qui démarra entre de riches entrepreneurs, les Traqueurs et les Pillards, tous avides de mettre la main sur cette puissance inconnue. Le jeu s’apparente donc toujours à un soft d’action/plates-formes dans la plus pure tradition Megamanesque, et les différences entre les deux personnages sont minimes, si ce n’est au niveau des attaques, un peu plus rapides chez Grey, mais un peu plus puissante chez Ashe. Une fois le Modèle A récupéré, il sera possible de concentrer l’énergie de son pistolet afin de tirer une charge surpuissante, utile pour dégommer d’un seul coup un ennemi retors ou un groupe d’ennemis en file indienne. De même, la gâchette R permettra d’effectuer un tir multiple, tout en ayant bien sûr pris le soin au préalable de locker les ennemis via le champ d’action de son arme. Mais la grande utilité du Modèle A, c’est bien sûr sa capacité bien utile à pomper littéralement l’apparence et la force des autres modèles que vous serez amené à combattre. Et contrairement à la tradition Megaman, certains boss s’avèrent assez atypiques dans leur forme comme l’énorme Buckfire et sa puissance permettant de défoncer les murs, la plante mécanique Rospark et sa capacité à s’accrocher un peu partout ou encore Vulturon, le squelette guitariste. Les ennemis sont divers et variés, et la majorité, comme Prometheus, jouit d’une classe assez incroyable. Toutes ces transformations sont accessibles directement via l’écran tactile de la console, ce qui évite le fastidieux passage à l’écran de pause, comme c’était le cas sur cette bonne vieille NES. De même, il ne s’agira plus de copier uniquement l’attaque des Mavericks, mais leur apparence complète. Bref, un dynamisme assez palpable donc, que ce soit dans le jeu avec ses nombreuses phases d’action et de plates-formes pures, mais aussi dans ses transitions, jamais pesantes et toujours très instinctives. Le schéma de progression reste sensiblement le même que dans Megaman ZX, exit donc le menu carré avec les boss à choisir, et place à une aventure plus scénarisée, dans laquelle il sera parfois possible d’opter pour le chemin de son choix sur une map assez étoffée, faisant quelque fois penser à la progression d’un Metroid par exemple, et de ses accès réservés à plus tard dans le jeu, une fois la carte d’accès ou le bon pouvoir récupéré. De même, les différents lieux sont souvent peuplés de PNJ avec lesquels il sera parfois utile de discuter, pour récupérer quelques précieuses informations ou même des objets intéressants. L’ensemble se manie de manière absolument parfaite et enchainer les dash, les phases de blast et les transformations sans le moindre souci de maniabilité est un pur régal. Les affrontements contre les différents boss offrent souvent leur part d’épique, pour peu que l’on ait pas opté pour le mode Facile en début du jeu. Les différentes transformations permettent bien souvent de jouir de trois ou quatre attaques différentes, dont certaines indispensables pour activer quelques mécanismes pour progresser dans l’aventure. Du tout bon ? Côté réalisation, le soft adopte une vue 2D traditionnelle, mais offre quelques environnements très travaillés, tout comme certains effets de déflagration bien sentis, notamment lors du coup fatal asséné aux boss de fin de niveaux. Certaines phases de narration sont illustrées par des vidéos fort bien réalisées et aux doublages anglais bien sentis. Tous les textes sont évidemment en français, et l’on regrettera quelques approximations de langage parfois, mais rien de bien dramatique rassurez-vous. Les couleurs fourmillent de toute part, les sprites sont détaillés comme il faut, le level design est d’une classe absolue et l’univers en général procure un réel vent de fraîcheur dans la série Megaman. Côté son, on ne saurait que trop vous conseiller d’opter pour un casque, tant certaines musiques aident à se plonger totalement dans cette ambiance post-apocalyptico-robotique. Pour être tout à fait franc, il n’y a pas grand-chose à reprocher à cette cartouche DS, pour peu que l’on apprécie le genre évidemment, l’aventure est certes un poil courte, mais l’on s’amusera cependant à réitérer l’expérience avec le second personnage, sans compter le fait que 5 mini-jeux pourront être débloqués, des mini-jeux jouables en multi également.

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